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La danse du « Sabar » sénégalais fait bien partie de notre

Infos : Depuis la publication de cet article, la polémique est née sur le  Web sénégalais. Vous êtes d’accord, vous n’êtes pas d’accord avec l’article, quelles sont les fonctions du Sabar? Vous pouvez commenter en bas, après la vidéo objet du scandale. SVP pas d’insultes.

culture et a toujours rempli des fonctions sociales très précises dans notre société. Sans être exhaustif, on peut citer quelques fonctions qui sont reconnues à travers les manifestations de « Sabar » :
– Cette danse  effectuée  dans différentes circonstances (« le taneber » et « le Sabar Takoussan » peu importe) , a toujours été utilisée comme un moyen de communication très efficace. La raison en est que, le « Sabar » se fait avec un matériel musical très ancien dénommé le « tam tam » (percussion faite de peau de chèvre ou d’agneau en général).

Du point de vue des spécialistes, le « tam tam » est incontestablement l’une des premières formes de télécommunications à l’époque où n’existaient ni téléphone, ni faxe, ni télégraphe et même ni le courrier postal. Les « tam tam » ont toujours servi à communiquer des informations précises selon la nature des évènements. Ainsi ils pouvaient alerter contre l’invasion des empires par l’ennemi ou simplement informer sur la visite officielle d’un dignitaire ( Roi, prince …..)
– Cette fonction de communication, historique, n’a jamais disparu et a été modernisée à des usages plus complexes. Les « taneber » (« Sabar » nocturnes) et les simples « Sabar Takoussan », quand ces évènements sont encore organisés normalement et sans dérive, sont toujours une occasion pour vendre une idée, un produit ou même faire de la politique. En quelque sorte on reste dans le registre de l’information et ou du marketing.

- L’autre fonction très spéciale et excitante du « Sabar », c’est aussi qu’il a le don d’effervescence en matière de sexualité. Oui le « Sabar », en tant que outil de communication, permet aussi aux femmes de vendre leur personnalité devant un public composé d’hommes et de femmes. Le « Sabar » a toujours été une forme d’intégration sociale et une femme qui ne savait pas danser le « Sabar » était considérée comme une ringarde, lui disait on « Yaw sèr nga rek », en langue Wolof.
– La magie du « Sabar », est que certaines femmes biens danseuses et aux formes généreuses, étaient vite repérées par les hommes en recherche d’une compagne.
– Les  danses de « Sabar » que faisaient nos ancêtres ne sont jamais éloignées de ces fonctions y compris la fonction sexuelle. Cependant, Voila la modernité transforme les choses, parfois positivement ou négativement. Dans les temps de nos ancêtres, les danseuses étaient habillées normalement. On raconta que nos grands-mamans portaient jusqu’à 07 pagnes (en wolof « SEUROU DUNK »). Ces pagnes étaient loin d’être légers et transparents mais bien lourds et bien tissés par des artisans doués. Dans ces « sabar » antiques, nos grands-mamans pouvaient s’adonner à des sortes de concours du meilleur pagne, en relevant délicatement pagne par pagne sauf le dernier.
De nos jours, les « sabar » frisent le porno à la sénégalaise. De nombreux « sabar » se tiennent dans des boites privées où des politiciens, et des personnalités riches ont le droit d’être servis généreusement à une démonstration de la chatte la mieux rasée ou celle qui aura le meilleur « thiouraye Gongo».
Pire ces « sabar » privés sont devenus un vrai Business puisque les vidéos qui en découlent sont compilées et vendues dans un réseau compris par des gens riches et aussi surtout à l’étranger par le biais de la Diaspora.
Les vidéos ne manquent sur Youtube et d’ailleurs nous vous proposons de diffuser à la fin de cet article une vidéo scandaleuse de « SABAR PORNO KAY KODAL ». Comprenez bien « sabar pour venir bien bander ».

Vigilance : le problème est que l’argent qui est en jeu pour ce nouveau marché du « PORNO LITE MADE IN SENEGAL », peut malheureusement tuer l’esprit du SABAR qu’il faut encore protéger. A l’image du Doyen Doudou Ndiaye Rose et aussi celle des autres artistes  talentueux du Sabar, il est temps de dire non à la déperdition d’une culture qui est la notre.
Source: SENETOILE NEWS
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