L’Etat-major général des Armées en collaboration avec l’ambassade des États Unis à Dakar a organisé ce mardi 10 juillet un séminaire armée-Presse qui a réuni, autour de la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), les rédacteurs en chefs des différentes entreprises de presse du Sénégal. Cette rencontre qui avait pour thème « l’armée au service de la nation : l’information, vraie gage de stabilité » a été co-animée par la conseillère en communication, Ndèye Fatou SY et par le Directeur général du quotidien national « Le Soleil » et Coordonnateur du conseil pour le respect de l’Ethique et de la Déontologie (CORED), Cheikh Tidiane Thiam. Mme Sy, qui a animé le panel N°1 qui portait sur « Relations Presse-Armée : Collecte, traitement et diffusion de l’information », a attiré l’attention des hommes de médias sur la portée que peut avoir une information une fois diffusée. C’est dans ce sens, d’ailleurs, qu’elle a fait savoir que « toute information n’est pas bonne à diffusée ». En effet, pour elle, la sécurité nationale est l’affaire de tous les citoyens. Elle a ainsi invité ses confrères à faire preuve de responsabilité face à la diffusion de certaines informations.

Pour dépasser la contradiction entre la liberté d’informer des journalistes et la nécessité pour les Armées de préserver l’information sensible, les participants ont noté l’importance de la concertation, pour une meilleure compréhension mutuelle. A travers les débats, il est apparu que la compréhension de la nécessité sécuritaire a conduit parfois des professionnels de l’information à choisir, en toute responsabilité, de traiter des informations sensibles de manière à ne pas porter préjudice à l’institution militaire.

Quant au Directeur Général du Soleil, il a débattu sur la gestion de l’information de crise. Pour ce faire, il a expliqué les droits et devoirs des journalistes. Là également, la responsabilité du journaliste est interpellée même s’il est libre d’enquêter sans entraves sur tous les faits d’intérêt public; le secret des affaires publiques ou privées ne peut lui être opposé que par exception dûment motivée.

Cependant, le professionnel de l’information a le devoir de rechercher la vérité, en raison du droit qu’a le public de la connaître et quelles qu’en puissent être les conséquences pour eux-mêmes, le devoir de défendre la liberté d’information et les droits qu’elle implique, la liberté du commentaire et de la critique, l’indépendance et la dignité de la profession mais aussi et surtout le devoir de ne pas déformer les faits . Le journaliste et le technicien de communication sociale ont le devoir de respecter la vie privée des personnes, pour autant que l’intérêt public n’exige pas le contraire; de s’interdire les accusations anonymes ou gratuites.

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