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Présentation de vœux avec Daro, Mounass, Fodé, Mbaye Diop Fary Mbaye, Kheuch et lol!!!




Mister Vegas en live à Dakar


[Vidéo] - SOIREE DE CLÔTURE DU FEUILLETON « UN CAFE AVEC » - Boub’s inonde Sorano de larmes

Il y avait de l’émotion hier à Sorano. L’acteur principal du feuilleton Dj Boub’s a inondé de larmes la salle du théâtre national Daniel Sorano. Emu par les paroles de la vedette de la musique sénégalaise Aïda Samb qui a chanté ses louanges et remercié pour tout le soutien qu’il apporte aux artistes sénégalais.

Source: iGfm


Devenue l’une des têtes de gondole de la musique Sénégalaise Viviane Chedid s’est lancée dans une carrière internationale avec le label Wonder Music, de l’haïtien Jerry Wonda. Mais l’enfant de Mbour ne compte pas tourner le dos à son Pays si cher à son cœur. En prélude à son album national dont la sortie est prévue pour la rentrée, la diva décide de fêter l’anniversaire de son groupe en grande pompe ce 27 septembre au grand théâtre national. A cet effet elle a démarré les répétitions avec son groupe à Yeugouléne. Une première séance à laquelle iGFM a assisté avec beaucoup de plaisir… Entre deux morceaux, Viviane lève un coin du voile sur l’évènement et son programme pour le reste de l’année.

Viviane Chedid vous êtes dans les répétitions pour le spectacle de ce 27 septembre 2013 date anniversaire, que nous réservez-vous pour ce jour ?

Du nouveau, du jamais vu au Sénégal ! Ce sera un spectacle des plus grands que ce soit du côté de la chorégraphie, de la mise en scène et tout le reste. Mon producteur arrive très bientôt et quand il m’a annoncé les noms de stars américaines avec qui il vient j’ai sauté au plafond.

Nous avons constaté pendant cette répétition un glissement vers l’acoustique, un mélange de genres assez mélodique en même temps, comment l’expliquez-vous ?

Vous savez j’ai toujours eu le pouvoir de poser ma voix sur toutes sortes de musique. Et le morceau que je viens de faire « soldier Girl » fait parti de mon album international. A la base, elle est en version R&B, mais là nous l’avons mixé avec du Mbalax soft et cela a donné ce que vous venez d’entendre, mouy lou bess ! (Du nouveau).

Combien de temps va durer le spectacle ?

2h non stop pour un spectacle dynamique. Je vais revisiter tout mon répertoire. Comme je vous l’ai dit plutôt, ce sera « lou bess takhe lou niou dadji ci paquettes » (du tout neuf), comme le dit souvent Tata Déguéne (Animatrice de l’émission Wareff sur le Tfm).

Au delà du 27 septembre, y aura-t-il du nouveau avec Viviane ?

Oui ! Au delà du 27, il y a la sortie d’un nouveau single avant mon album national qui arrive, la vidéo de « Yakaar » est prête. Sa sortie est prévue pour cette semaine (avant le 27 septembre). Je vais aussi fêter mon anniversaire de naissance le 29 au Barra Mundi. Après cela nous préparons la sortie de l’album international pour le mois de décembre inchalah. Donc du nouveau et du beau il va y en avoir à gogo.

Source iGfm


L’homme est loin des marabouts bling-bling. De ces jeunes religieux au port ostensible et au phrasé doux recherché, capable d’endormir le pire des cartésiens. Serigne Ousmane Mbacké «Borom Baax», fils aîné de Serigne Modou Kara Mbacké et coordonnateur du mouvement ‘’Bamba fepp, Bamba partout, Bamba merci’’, est un garçon au commerce très facile. Il explique, dans cette interview qu’il a accordée à L’Observateur, les raisons de la création de «Bamba fepp», son objectif, son fonctionnement…

[Interview] Serigne Ousmane Mbacké

Serigne Ousmane Mbacké, vous êtes le coordonnateur du mouvement «Bamba fepp, Bamba partout, Bamba Merci», mais peu de Sénégalais vous connaissent. Pouvez-vous nous parler un peu de votre personne ?

Comme vous l’avez dit, mon nom est Serigne Ousmane Mbacké «Borom Baax», coordonnateur du mouvement «Bamba Fepp» et fils aîné de Serigne Ahmadou Kara Mbacké. Je n’ai pas beaucoup vécu avec mon père. On m’a confié très tôt à Serigne Mbacké Sokhna Lô qui s’est occupé de mon éducation. J’ai passé plus de 10 ans à Taïf, à ses côtés. Nous avons, mes frères et moi, reçu de lui une bonne éducation qui nous a permis de connaître beaucoup choses de la vie. En bon disciple mouride, nous avons toujours respecté le «Ndigël (l’ordre)».

Pouvez-vous revenir sur la genèse du mouvement. Comment «Bamba fepp Bamba partout, Bamba merci» est né ?

Le mouvement a été créé par Serigne Ahmadou Kara Mbacké. Il a eu l’idée et s’en est ouvert aux proches pour recueillir leur avis. Et, c’est après une profonde réflexion sur le mouvement qui est aujourd’hui plus qu’une nécessité pour le développement du Sénégal, qu’il a procédé à son lancement le 11 mai dernier, au boulevard du Centenaire à Dakar.

Pourquoi Serigne Ahmadou Kara a mis sur pied ce mouvement. N’est-ce pas que le Pvd suffisait largement pour mener à bien un projet de développement ?

Les deux entités n’ont pas la même mission. Je pense que le Pvd est un mouvement strictement politique, mais je préfère que vous interrogiez Serigne Ahmadou Kara sur ce sujet parce qu’il ne m’a pas donné ordre de parler du Pvd. Et moi, je marche sur instruction. Je suis un soldat au service du général. Mais, je sais que «Bamba fepp, Bamba partout, Bamba merci» a comme mission de travailler uniquement pour Serigne Touba. C’est un mouvement qui va œuvrer pour la solidarité, la paix et la justice de telle sorte que tout le monde, mouride ou pas, puisse y trouver son compte. La mission de «Bamba partout», c’est aussi de mettre en place des projets de développement pour aider le peuple sénégalais à subvenir à ses besoins.

Des projets de développement, vous en êtes où ?

On est encore dans la phase de massification. Nous venons de mettre en place ce mouvement, donc il est trop tôt pour que je puisse vous dire ce qu’on a fait ou ce qu’on n’a pas encore fait. C’est un projet à long terme qui, à coup sûr, continuera d’exister, même après notre mort. Nous en sommes à l’étape de la sensibilisation. Nous allons vers les gens pour les informer de la mission de «Bamba fepp». Certains membres sont en train de faire du porte-à-porte au Sénégal et partout dans le monde pour remettre le manifeste afin que le mouvement soit connu de tous. Chacun peut être membre. Tout le monde peut se retrouver dans le mouvement. Que vous soyez chrétien, tidiane, mouride, etc. Nous ne faisons pas de discrimination. D’ailleurs, il est bien écrit dans le manifeste que tout le monde peut travailler dans le mouvement, l’essentiel est d’être membre. Donc, nous comptons continuer cette phase de sensibilisation, de rassemblement et de vente de cartes jusqu’au mois de décembre 2013.

Comment est structuré votre mouvement ? Il y a un marabout à la tête et tout le reste est composé de talibés, de faire-valoir ou bien c’est un mouvement classique qui marche normalement ?

Non, ce n’est pas une dahira. Le mouvement est très structuré. Il y a déjà un staff qui s’occupe du fonctionnement et on va vers la mise sur pied des cellules. Il aura des cellules dans chaque quartier, qui seront composées chacune de 28 personnes. Et dans chaque commune, il y aura un coordonnateur communal. C’est lui qui sera le responsable de toutes les cellules de sa commune. Notre système est très différent de celui des dahiras où les talibés se rencontrent chaque semaine pour des prières. Nous allons fonctionner avec un système très simple. Chaque année, il y aura une Assemblée générale à laquelle pourront participer tous les membres à travers le monde. Les membres qui sont au Sénégal vont naturellement faire le déplacement et ceux qui sont à l’étranger pourront y participer par le biais du Net.

A vous entendre, on a l’impression que le mouvement «Bamba Fepp, Bamba partout, Bamba merci», est un mouvement citoyen, mais à connotation religieuse…

Effectivement. C’est ça. C’est un mouvement citoyen qui ne va s’occuper que des questions qui intéressent les citoyens. Le développement, la paix, l’emploi des jeunes, etc.

Donc, c’est faux de dire que le mouvement a une vocation politique ?

Ceux qui disent ça sont des personnes qui ne sont préoccupées que par la vie de ce bas monde. Ils ne pensent pas à l’au-delà. Ils sont inquiets dès qu’ils voient un mouvement populaire avec une base religieuse solide. Ces personnes pensent que tout mouvement doit être politique et doit leur permettre de gruger les gens. Nous n’avons jamais parlé de politique dans nos réunions. Notre mouvement est apolitique, je rigole quand j’entends des gens nous qualifier de politiciens. L’ancien Président américain, John F. Kennedy, avait dit : «Don’t ask what your country can do for you, but what you can do for your country (Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez plus tôt ce que vous pouvez faire pour votre pays).» C’est ça la conscience citoyenne. Tout bon citoyen doit penser comment ça. Chaque citoyen doit s’approprier cette pensée pour pouvoir développer son pays. Malheureusement, au Sénégal, les gens pensent parfois négativement. C’est vraiment très mauvais de penser qu’à chaque fois qu’on se mobilise, on le fait pour des intérêts crypto-personnels. Je déplore cette manière de voir les choses. Au contraire, ce sont les mouvements de la société civile qui peuvent faire décoller notre pays. Chacun est libre de dire ce qu’il pense, mais honnêtement, notre mouvement ne fait pas de politique. Nous sommes pour le développement et pour la solidarité. Notre guide Cheikh Ahmadou Kara a créé ce mouvement pour participer au développement du Sénégal dans une démarche de solidarité, de paix et de justice. Le marabout a déjà un parti nommé Pvd où il peut mener librement ses activités politiques. Donc, il faut que les gens arrêtent de dire ou même de penser que notre mouvement Bamba partout est un mouvement politique. Nous, notre objectif, c’est de rassembler un million de membres. Si chaque membre cotise au moins 100 francs Cfa, nous pouvons rassembler un capital et créer des entreprises qui peuvent nous aider à résorber le chômage. C’est cette démarche que nous menons, elle est totalement opposée à la voie de la politique. Je dis aux personnes qui envisagent de récupérer ce mouvement à d’autres fins que ce n’est pas possible. Ce ne sont pas des milliards qui vont nous dévier de la route tracée par Serigne Touba. D’ailleurs, concernant notre programme ‘’Solidarité, Justice et Paix’’, Cheikh Ahmadou Kara a entamé une tournée internationale pour la paix. Il a rencontré, à Paris, Nkrumah Sané, le représentant de l’aile extérieure du Mfdc. Et il projette d’aller en Casamance dès son retour au Sénégal et tout cela, il le fait au nom de «Bamba Fepp, Bamba partout, Bamba merci».

Les Renseignements généraux avaient reçu instruction d’enquêter sur «Bamba Fepp, Bamba partout, Bamba merci». Êtes-vous entré en contact avec l’Etat qui s’inquiète tout de même du vrai objectif de ce mouvement ?

Vous savez, on a décidé de massifier le mouvement jusqu’au mois de décembre, donc on en est encore là. Après tout ça, nous irons vers l’Etat. Mais nous n’attendons pas l’Etat pour dérouler notre programme. Nous participons au développement du pays, alors l’Etat doit se réjouir de collaborer avec nous au lieu de penser à autre chose.

On a constaté qu’il y a beaucoup de stars impliquées dans le mouvement telles que Balla Gaye 2 et les footballeurs qui portent vos T-shirts…

Ecoutez, «Bamba fepp», c’est un véritable phénomène. Ces gens-là qui portent ces T-shirts ont l’amour pour Bamba. Qu’ils soient mourides ou pas, ils adorent Serigne Touba pour tout ce qu’il a accompli dans sa vie et même après. Même moi, cet engouement m’a surpris. Donc, il ne faut pas que les gens y voient autre chose. C’est l’amour qu’ils ont pour Cheikh Ahmadou Bamba qui explique tout cela. Parmi eux, il y en a qui vont créer leurs propres cellules.

Sur le plan international, comment ça se passe ?

Cheikh Ahmadou Kara a fait des tournées et on a installé des cellules partout : en Suède, au Cap-Vert, en Angleterre, en Turquie… Aujourd’hui, on nous appelle de partout. Dès fois même, on nous fait des propositions extraordinaires. Mais face à cet engouement, nous sommes très prudents et avons préféré aller doucement et sûrement, car c’est un projet pour le long terme. Donc, il n’y a pas raison de se précipiter. Si nos souhaits se réalisent, beaucoup de jeunes et particulièrement ceux qui sont dans les foyers religieux verront leur situation changer. Car nous avons prévu de financer beaucoup de projets pour les jeunes. Pour cela, des discussions sont entamées avec ces jeunes pour s’enquérir de leur situation. En même temps, ils nous font des propositions. Pour la réalisation de ce vaste projet, nous sollicitons l’aide des bonnes volontés et même celle du chef de l’Etat, Macky Sall.

PAPE SAMBARE NDOUR (L’Obs)


Dix jours après avoir demandé au chef de l’Etat de le décharger de ses fonctions de ministre du Tourisme et des Loisirs, Youssou Ndour a passé le témoin hier à son successeur, Oumar Guèye, laissant derrière lui un personnel déjà nostalgique.

Youssou ndour ex ministre

C’est en rock-star qu’il avait effectué son entrée dans le gouvernement, un certain jour d’avril 2012, et c’est en rock-star qu’il en est ressorti. Hier, en début d’après- midi, Youssou Ndour a passé le service à son remplaçant à la tête du ministère du Tourisme. Un cérémonial au cours duquel Youssou Ndour est revenu sur le travail de titan qu’il a effectué dans le département qui lui a été confié. «Nous avons travaillé pendant dix-huit mois sur un projet, et nous pensons que ce projet permettra, avec la contribution du nouveau ministre et du secteur, au tourisme de décoller. C’est comme si nous étions entrés en ‘’khalweu’’ (retraite spirituelle) pendant dix-huit mois et nous sommes ressortis avec un document et une vision», se réjouit l’ancien ministre.

Youssou Ndour ajoute qu’il y a beaucoup de choses qui ont été améliorées. «Il y a le budget qui est passé de 640 millions à 2,100 milliards FCFa. Le Fonds de promotion aussi commence, ça c’est très important. Nous avons aussi obtenu, grâce à la vision du chef de l’Etat, une exonération sur les visas. Nous avons également énormément de potentialités par rapport aux investissements parce que des gens se sont manifestés.» Selon lui, «avec le ministre Oumar Guèye dont je connais la pertinence et la structuration des actions, je pense que ça va marcher», a déclaré le désormais conseiller spécial de Macky Sall avec rang de ministre. Qui promet de «faire tout (son) possible pour appuyer» son successeur. Youssour Ndour révèle avoir gardé «énormément de souvenirs lors de (son) passage dans ce ministère». «Pour moi, c’est la continuité. Avec le ministre Oumar Guèye, nous sommes tous derrière le président de la République pour qu’il réussisse sa mission, et il réussira.» Avant de quitter son personnel déjà nostalgique, Youssou Ndour a recommandé à son successeur de bien collaborer avec les agents du département. «Ils sont très organisés, il faut les recevoir et discuter avec eux. Et je suis sûr que vous allez voir tout ça avec eux. Il ne me reste plus qu’à vous remercier et à vous laisser avec le nouveau patron de ce département», confie-t-il. A propos de sa nouvelle fonction à la Présidence de la République, Youssou Ndour a admis que c’est à ce niveau qu’il pourrait apporter beaucoup plus au Sénégal.

Le nouveau ministre du Tourisme et des Transports aériens, Omar Guèye, a commencé son discours par «remercier le président de la République de m’avoir accordé sa confiance pour diriger ce ministère». Il embraie : «Youssou est une icône, c’est un monument. J’ai pu apprécier les documents transmis et les différents programmes en vue dans le secteur du tourisme. Le Sénégal bénéficie de beaucoup d’atouts qu’on doit mettre en exergue pour rendre la Destination Sénégal parmi les meilleurs dans le monde. Nous allons nous y atteler dès à présent en capitalisant tous les acquis et en essayant d’aller de l’avant.» Omar Guèye rapporte que le chef de l’Etat leur a donné un tempo, c’est d’accélérer. «Il y a beaucoup d’urgences, et nous n’avons pas de temps à perdre. Et je suis persuadé que mon ami Youssou, qui a beaucoup fait dans ce secteur, sera également à nos côtés.» Youssou Ndour s’est ensuite extirpé difficilement de la foule pour s’engouffrer dans une rutilante voiture, en laissant les clés de la maison au nouveau locataire.

THIERNO DIALLO (L’Obs)


Le leggings, ce pantalon moulant féminin, est également très à la mode en Iran. Problème : il n’est pas du tout du goût des autorités qui le considèrent trop éloigné de la tenue islamique réglementaire. Les femmes qui le portent courent ainsi le risque d’être arrêtées à tout moment.

Le chef de la police de Téhéran affirme avoir fait fermer temporairement, dans la capitale, plus de deux cents magasins qui avaient en stock ces « vêtements non conformes ». L’apparition de ces leggings avait causé un certain émoi sur la Toile où un groupe Facebook « je déteste les leggings » a été créé par des ultraconservateurs qui considèrent que celles qui en portent vont tout simplement trop loin.

Femmes iraniennes portant des leggings colorés. Photo publiée sur la page Facebook des « Amoureux du collant ».

Un billet de blog intitulé « Une armée de leggings attaque Téhéran » a été particulièrement relayé par les sites conservateurs. Son auteur explique comment l’histoire de cette tenue moulante est née durant l’hiver 2012 par l’intermédiaire « des poupées Barbie de Téhéran » qui se sont subitement entichées de « cet étrange collant ». Il poursuit en affirmant que les femmes sont particulièrement courageuses depuis qu’Hassan Rohani a été élu président en juin dernier – il est considéré comme la vitrine modérée du pouvoir iranien – et s’inquiète de l’apparition de leggings bariolés dans la capitale.

Photo publiée sur la page Facebook des « Amoureux des collants ».

La riposte a été immédiate : sur une page Facebook baptisée les « Amoureux du collant », des internautes encouragent les habitantes à publier des photos d’elles portant le très controversé pantalon moulant, une initiative qui a recueilli à ce jour plus de 75 000 « j’aime ».

En Iran, les femmes ont l’habitude de flirter avec l’interdit, beaucoup d’entre elles n’hésitent pas à se mettre du vernis à ongles ou à porter des sandales.

Photo publiée sur la page Facebook des « Amoureux des collants ».
CONTRIBUTEURS

« On m’a fait signer un formulaire dans lequel j’ai promis que je ne porterai plus de leggings »

Eli a 27 ans, elle vit à Téhéran.

Il y a deux ans, j’ai été arrêtée pour avoir porté des leggings. Je me promenais dans le quartier de Vanak, à Téhéran, vêtue de leggings noir et d’un long manteau vert. Une femme de la police de la moralité s’est dirigée vers moi et m’a demandé pourquoi je portais ce type de vêtement. Je lui ai demandé si c’était interdit et elle m’a répondu : « Oui, le gouvernement vient de publier un communiqué : cette tenue est proscrite ! »

J’ai appelé mon petit ami afin qu’il m’apporte un pantalon ‘’plus décent’’. J’étais sur le point de me changer quand la policière s’est mise à crier: « Ne vous changez pas tout de suite, nous devons prendre des photos de vous portant ce collant ! ». Ils m’ont prise en photo sous tous les angles possibles et ne m’ont relâchée qu’après avoir signé un formulaire dans lequel j’ai promis que je n’en porterai plus jamais.

Il y a quelques jours, alors que je me baladais à nouveau à Vanak, j’ai vu la police religieuse arrêter des femmes en leggings et les embarquer dans leurs fourgons. Une fois dans le bus, j’ai retiré juste devant eux mon tchador pour les provoquer et parce que je savais aussi qu’ils n’allaient pas arrêter le bus pour ça.

Les leggings touts simples coûte 200 000 à 400 000 rials [entre 6 et 12 euros] alors qu’un jean coûte au moins 1 million de rials [30 euros]. Beaucoup de femmes préfèrent avoir cinq leggings plutôt qu’un seul jean.

Lors de la dernière élection [présidentielle du 14 juin 2013], la police religieuse était plutôt laxiste, désormais on dirait qu’elle souhaite rattraper le temps perdu en imposant une répression encore plus sévère. Aujourd’hui, les leggings sont très populaires en Iran, pourtant les porter constitue un crime.

Eli.

« La seule chose que je crains, c’est qu’ils finissent par s’attaquer à nos sous-vêtements pour en vérifier la couleur »

Tania a 29 ans et vit à Téhéran.

Autrefois, porter des bottes qui arrivaient au-dessus du genou était considéré comme un crime, pas étonnant que les leggings posent problème. La seule chose que je crains, c’est qu’ils finissent par s’attaquer à nos sous-vêtements pour en vérifier la couleur. Si nous ne portons pas des vêtements foncés, ils pensent qu’on va exciter les hommes.

Si seulement, plutôt que de perdre leur temps à arrêter les femmes pour des broutilles, les autorités essayaient de régler les problèmes du quotidien auxquels sont confrontés la majorité des Iraniens.

source france24


Reproduction: Un Mouton en chaleur – YouTube.

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