Category: Politique



La Sénégalaise des eaux (SDE) a entamé lundi à 21 heures précises la remise en marche de son usine de traitement des eaux située Keur Momar Sarr (Nord), une opération qui devrait ultérieurement mettre fin à la pénurie d’eau à Dakar et dans sa banlieue, a annoncé à l’APS son directeur général Mamadou Dia.

C’est "le début de la remise en marche de l’usine de traitement des eaux, par le déclenchement de la première pompe", a dit M. Dia.

"La deuxième pompe doit être déclenchée deux heures plus tard (à 23 heures)", a-t-il ajouté. Il précise que le déclenchement d’une troisième pompe mettra fin à ce processus de dépannage de la conduite d’eau à l’origine de la pénurie d’eau qui affecte une bonne partie de la région de Dakar, depuis deux semaines.

Les techniciens dépêchés sur les installations de la SDE à Keur Momar Sarr – dans la région de Louga (Nord) – ont fini d’installer la conduite en acier devant permettre la reprise de la distribution de l’eau à Dakar et dans sa banlieue, a annoncé l’un d’eux, lundi soir.

Une phase-test du nouveau dispositif était prévue dans les heures suivantes, a annoncé ce technicien sous le sceau de l’anonymat, en début de soirée. Selon lui, cette phase-test devait être la première étape d’un retour à la normale, dans les heures suivantes, de la distribution correcte de l’eau, à Dakar et dans sa banlieue.

La conduite en acier devant remplacer la pièce défectueuse et à l’origine de la pénurie d’eau a été installée à l’usine d’eau de Keur Momar Sarr par les ouvriers, en début d’après-midi, a constaté un reporter de l’APS.

L’endommagement de la principale conduite de cette usine située dans la région de Louga a entraîné une pénurie d’eau sans précédent dans une grande partie de la région de Dakar, pendant deux semaines.


Keur Momar Sarr : la nouvelle conduite installée, préparatifs pour une remise en eau

La conduite en acier devant remplacer celle défectueuse de l’usine d’eau de Keur Momar Sarr (Louga) a été installée par les ouvriers qui s’affairaient lundi en début d’après-midi aux derniers préparatifs pour une remise en eau de l’ouvrage, a constaté un reporter de l’APS.

L’endommagement de la principale conduite d’eau de cette usine a entraîné une pénurie d’eau sans précédent dans une grande partie de la région de Dakar.

Sur place, des ouvriers et des agents de la Sénégalaise des eaux (SDE) – la société en charge de l’approvisionnement des villes sénégalaises en liquide précieux – s’employaient à stabiliser le site avant la remise en eau de l’usine, première étape pour un retour à la normale annoncé dans les prochaines heures.

Le directeur général de la SDE Mamadou Dia avait annoncé ce week-end que ses agents s’activaient au maximum pour un retour de la distribution normale de l’eau, interrompue depuis 15 jours, à cause de fuites enregistrées dans la principale conduite d’eau de la SDE.

Le chef de l’Etat avait été convoyé sur place par un hélicoptère de l’armée de l’air. Macky Sall, accompagné du Premier ministre Aminata Touré, avait annoncé que ‘’les factures d’eau des zones concernées seront payées par l’Etat’’.

Il a été précédé sur le site par une dizaine d’experts chinois, venus aider le Sénégal à sortir de cette crise, à l’origine de manifestations dans certains quartiers de Dakar.

Source: Aps


Les émeutes contre la pénurie d’eau se poursuivent à Dakar et dans sa banlieue. Ce mercredi aux environs de 23 heures, les manifestants sont descendus à nouveau dans la rue pour déverser leur colère. A Yoff, la route qui mène à l’aéroport a été transformée en un véritable champ de bataille. Où des jeunes manifestants armés de pierres ont brûlé des pneus, cassé des voitures et bloqué la circulation pendant des heures. Il a fallu l’intervention des éléments de la gendarmerie pour repousser les manifestants et remettre de l’ordre dans la circulation. Au total, une dizaine de voitures Pick up de la gendarmerie, avec à leurs bords, des éléments fortement armés, ont livré une rude bataille contre les manifestants. GFM était au cœur des combats de rue. Il retrace le film de la confrontation entre gendarmes et manifestants. Dakar était tout feu, tout flamme.
Regardez.

iGFM


L’homme est loin des marabouts bling-bling. De ces jeunes religieux au port ostensible et au phrasé doux recherché, capable d’endormir le pire des cartésiens. Serigne Ousmane Mbacké «Borom Baax», fils aîné de Serigne Modou Kara Mbacké et coordonnateur du mouvement ‘’Bamba fepp, Bamba partout, Bamba merci’’, est un garçon au commerce très facile. Il explique, dans cette interview qu’il a accordée à L’Observateur, les raisons de la création de «Bamba fepp», son objectif, son fonctionnement…

[Interview] Serigne Ousmane Mbacké

Serigne Ousmane Mbacké, vous êtes le coordonnateur du mouvement «Bamba fepp, Bamba partout, Bamba Merci», mais peu de Sénégalais vous connaissent. Pouvez-vous nous parler un peu de votre personne ?

Comme vous l’avez dit, mon nom est Serigne Ousmane Mbacké «Borom Baax», coordonnateur du mouvement «Bamba Fepp» et fils aîné de Serigne Ahmadou Kara Mbacké. Je n’ai pas beaucoup vécu avec mon père. On m’a confié très tôt à Serigne Mbacké Sokhna Lô qui s’est occupé de mon éducation. J’ai passé plus de 10 ans à Taïf, à ses côtés. Nous avons, mes frères et moi, reçu de lui une bonne éducation qui nous a permis de connaître beaucoup choses de la vie. En bon disciple mouride, nous avons toujours respecté le «Ndigël (l’ordre)».

Pouvez-vous revenir sur la genèse du mouvement. Comment «Bamba fepp Bamba partout, Bamba merci» est né ?

Le mouvement a été créé par Serigne Ahmadou Kara Mbacké. Il a eu l’idée et s’en est ouvert aux proches pour recueillir leur avis. Et, c’est après une profonde réflexion sur le mouvement qui est aujourd’hui plus qu’une nécessité pour le développement du Sénégal, qu’il a procédé à son lancement le 11 mai dernier, au boulevard du Centenaire à Dakar.

Pourquoi Serigne Ahmadou Kara a mis sur pied ce mouvement. N’est-ce pas que le Pvd suffisait largement pour mener à bien un projet de développement ?

Les deux entités n’ont pas la même mission. Je pense que le Pvd est un mouvement strictement politique, mais je préfère que vous interrogiez Serigne Ahmadou Kara sur ce sujet parce qu’il ne m’a pas donné ordre de parler du Pvd. Et moi, je marche sur instruction. Je suis un soldat au service du général. Mais, je sais que «Bamba fepp, Bamba partout, Bamba merci» a comme mission de travailler uniquement pour Serigne Touba. C’est un mouvement qui va œuvrer pour la solidarité, la paix et la justice de telle sorte que tout le monde, mouride ou pas, puisse y trouver son compte. La mission de «Bamba partout», c’est aussi de mettre en place des projets de développement pour aider le peuple sénégalais à subvenir à ses besoins.

Des projets de développement, vous en êtes où ?

On est encore dans la phase de massification. Nous venons de mettre en place ce mouvement, donc il est trop tôt pour que je puisse vous dire ce qu’on a fait ou ce qu’on n’a pas encore fait. C’est un projet à long terme qui, à coup sûr, continuera d’exister, même après notre mort. Nous en sommes à l’étape de la sensibilisation. Nous allons vers les gens pour les informer de la mission de «Bamba fepp». Certains membres sont en train de faire du porte-à-porte au Sénégal et partout dans le monde pour remettre le manifeste afin que le mouvement soit connu de tous. Chacun peut être membre. Tout le monde peut se retrouver dans le mouvement. Que vous soyez chrétien, tidiane, mouride, etc. Nous ne faisons pas de discrimination. D’ailleurs, il est bien écrit dans le manifeste que tout le monde peut travailler dans le mouvement, l’essentiel est d’être membre. Donc, nous comptons continuer cette phase de sensibilisation, de rassemblement et de vente de cartes jusqu’au mois de décembre 2013.

Comment est structuré votre mouvement ? Il y a un marabout à la tête et tout le reste est composé de talibés, de faire-valoir ou bien c’est un mouvement classique qui marche normalement ?

Non, ce n’est pas une dahira. Le mouvement est très structuré. Il y a déjà un staff qui s’occupe du fonctionnement et on va vers la mise sur pied des cellules. Il aura des cellules dans chaque quartier, qui seront composées chacune de 28 personnes. Et dans chaque commune, il y aura un coordonnateur communal. C’est lui qui sera le responsable de toutes les cellules de sa commune. Notre système est très différent de celui des dahiras où les talibés se rencontrent chaque semaine pour des prières. Nous allons fonctionner avec un système très simple. Chaque année, il y aura une Assemblée générale à laquelle pourront participer tous les membres à travers le monde. Les membres qui sont au Sénégal vont naturellement faire le déplacement et ceux qui sont à l’étranger pourront y participer par le biais du Net.

A vous entendre, on a l’impression que le mouvement «Bamba Fepp, Bamba partout, Bamba merci», est un mouvement citoyen, mais à connotation religieuse…

Effectivement. C’est ça. C’est un mouvement citoyen qui ne va s’occuper que des questions qui intéressent les citoyens. Le développement, la paix, l’emploi des jeunes, etc.

Donc, c’est faux de dire que le mouvement a une vocation politique ?

Ceux qui disent ça sont des personnes qui ne sont préoccupées que par la vie de ce bas monde. Ils ne pensent pas à l’au-delà. Ils sont inquiets dès qu’ils voient un mouvement populaire avec une base religieuse solide. Ces personnes pensent que tout mouvement doit être politique et doit leur permettre de gruger les gens. Nous n’avons jamais parlé de politique dans nos réunions. Notre mouvement est apolitique, je rigole quand j’entends des gens nous qualifier de politiciens. L’ancien Président américain, John F. Kennedy, avait dit : «Don’t ask what your country can do for you, but what you can do for your country (Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez plus tôt ce que vous pouvez faire pour votre pays).» C’est ça la conscience citoyenne. Tout bon citoyen doit penser comment ça. Chaque citoyen doit s’approprier cette pensée pour pouvoir développer son pays. Malheureusement, au Sénégal, les gens pensent parfois négativement. C’est vraiment très mauvais de penser qu’à chaque fois qu’on se mobilise, on le fait pour des intérêts crypto-personnels. Je déplore cette manière de voir les choses. Au contraire, ce sont les mouvements de la société civile qui peuvent faire décoller notre pays. Chacun est libre de dire ce qu’il pense, mais honnêtement, notre mouvement ne fait pas de politique. Nous sommes pour le développement et pour la solidarité. Notre guide Cheikh Ahmadou Kara a créé ce mouvement pour participer au développement du Sénégal dans une démarche de solidarité, de paix et de justice. Le marabout a déjà un parti nommé Pvd où il peut mener librement ses activités politiques. Donc, il faut que les gens arrêtent de dire ou même de penser que notre mouvement Bamba partout est un mouvement politique. Nous, notre objectif, c’est de rassembler un million de membres. Si chaque membre cotise au moins 100 francs Cfa, nous pouvons rassembler un capital et créer des entreprises qui peuvent nous aider à résorber le chômage. C’est cette démarche que nous menons, elle est totalement opposée à la voie de la politique. Je dis aux personnes qui envisagent de récupérer ce mouvement à d’autres fins que ce n’est pas possible. Ce ne sont pas des milliards qui vont nous dévier de la route tracée par Serigne Touba. D’ailleurs, concernant notre programme ‘’Solidarité, Justice et Paix’’, Cheikh Ahmadou Kara a entamé une tournée internationale pour la paix. Il a rencontré, à Paris, Nkrumah Sané, le représentant de l’aile extérieure du Mfdc. Et il projette d’aller en Casamance dès son retour au Sénégal et tout cela, il le fait au nom de «Bamba Fepp, Bamba partout, Bamba merci».

Les Renseignements généraux avaient reçu instruction d’enquêter sur «Bamba Fepp, Bamba partout, Bamba merci». Êtes-vous entré en contact avec l’Etat qui s’inquiète tout de même du vrai objectif de ce mouvement ?

Vous savez, on a décidé de massifier le mouvement jusqu’au mois de décembre, donc on en est encore là. Après tout ça, nous irons vers l’Etat. Mais nous n’attendons pas l’Etat pour dérouler notre programme. Nous participons au développement du pays, alors l’Etat doit se réjouir de collaborer avec nous au lieu de penser à autre chose.

On a constaté qu’il y a beaucoup de stars impliquées dans le mouvement telles que Balla Gaye 2 et les footballeurs qui portent vos T-shirts…

Ecoutez, «Bamba fepp», c’est un véritable phénomène. Ces gens-là qui portent ces T-shirts ont l’amour pour Bamba. Qu’ils soient mourides ou pas, ils adorent Serigne Touba pour tout ce qu’il a accompli dans sa vie et même après. Même moi, cet engouement m’a surpris. Donc, il ne faut pas que les gens y voient autre chose. C’est l’amour qu’ils ont pour Cheikh Ahmadou Bamba qui explique tout cela. Parmi eux, il y en a qui vont créer leurs propres cellules.

Sur le plan international, comment ça se passe ?

Cheikh Ahmadou Kara a fait des tournées et on a installé des cellules partout : en Suède, au Cap-Vert, en Angleterre, en Turquie… Aujourd’hui, on nous appelle de partout. Dès fois même, on nous fait des propositions extraordinaires. Mais face à cet engouement, nous sommes très prudents et avons préféré aller doucement et sûrement, car c’est un projet pour le long terme. Donc, il n’y a pas raison de se précipiter. Si nos souhaits se réalisent, beaucoup de jeunes et particulièrement ceux qui sont dans les foyers religieux verront leur situation changer. Car nous avons prévu de financer beaucoup de projets pour les jeunes. Pour cela, des discussions sont entamées avec ces jeunes pour s’enquérir de leur situation. En même temps, ils nous font des propositions. Pour la réalisation de ce vaste projet, nous sollicitons l’aide des bonnes volontés et même celle du chef de l’Etat, Macky Sall.

PAPE SAMBARE NDOUR (L’Obs)


Barack Obama a demandé au Congrès américain de repousser son vote.
Lors de son allocution à la nation, le président américain a demandé au Congrès de repousser son vote sur des frappes en Syrie. S’il reste convaincu de la nécessité d’une opération militaire, Obama affirme vouloir donner une chance à la diplomatie.

http://www.france24.com/fr/20130911-barack-obama-discours-allocution-frappes-syrie-armes-chimiques-assad

Depuis la Maison Blanche où il s’adressait à la nation, Barack Obama a affirmé, mardi 10 septembre, qu’il souhaitait donner une chance à la diplomatie en Syrie au moment où le régime de Bachar al-Assad assure être prêt à renoncer à son arsenal chimique comme le proposait Moscou.

"L’OPINION AMÉRICAINE EST MAJORITAIREMENT OPPOSÉE À UNE ACTION MILITAIRE"

Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE, correspondant FRANCE 24 à Washington.

http://www.france24.com/fr/20130911-barack-obama-discours-allocution-frappes-syrie-armes-chimiques-assad

Face aux caméras, le président américain a confirmé que le vote du Congrès sur une intervention en Syrie serait repoussé afin de laisser une dernière chance à la diplomatie. S’il précise qu’il a "ordonné à l’armée américaine de maintenir ses positions […] en cas d’échec [des discussions]", il confirme que la priorité va désormais à la voie diplomatique ouverte par la Russie. Moscou a en effet proposé de mettre sous contrôle international l’arsenal chimique syrien. "Cette initiative peut permettre de mettre un terme à la menace des armes chimiques sans recourir à la force, en particulier parce que la Russie est l’un des plus puissants alliés d’Assad", estime Barack Obama.

Mais sur le fond, le président américain n’a pas dévié de la position qu’il défend depuis le 21 août, date des attaques à l’arme chimique près de Damas. "Les images de ce massacre sont absolument révoltantes. […] Ce soir-là, le monde a vu dans le détail l’horreur des armes chimiques. […] Il s’agit d’une violation des lois de la guerre", a-t-il expliqué.

Barack Obama a également réitéré que, selon les experts américains, la culpabilité du régime ne faisait guerre de doute : "Nous savons que le régime d’Assad est responsable […] Nous savons que les responsables militaires [du régime] ont analysé les résultats de l’attaque et que le régime a augmenté les bombardements de ces mêmes quartiers dans les jours qui ont suivi".

Un enjeu de sécurité nationale

Parmi les points sur lesquels le président américain était particulièrement attendu, les enjeux de la sécurité nationale ont été largement évoqués. "Ce sont des armes de destruction massive qui tuent tout le monde, civils comme militaires. Depuis un siècle, nous luttons contre ces armes. […] Personne ne conteste que ces armes aient été utilisées en Syrie", a-t-il martelé. "Si nous n’agissons pas, d’autres tyrans ne réfléchiront pas à deux fois avant d’utiliser ces armes chimiques. Le fait de ne pas s’opposer à l’utilisation des armes chimiques va diminuer l’ardeur de la communauté internationale, qui œuvre pour bannir l’utilisation de ces armes de destruction massive."

Si Barak Obama insiste sur le danger que représente la prolifération des armes chimiques, il reconnaît néanmoins que la menace n’est pas imminente : "En l’absence d’une menace directe, j’ai décidé de soumettre cette décision au Congrès. […] Nous sommes plus efficaces quand nous sommes unis."

"DES SIGNES ENCOURAGEANTS CES DERNIERS JOURS"

http://www.france24.com/fr/20130911-barack-obama-discours-allocution-frappes-syrie-armes-chimiques-assad

Après la récente proposition de la Russie sur le contrôle international de l’arsenal chimique syrien, le président américain a estimé que "des signes encourageants" avaient été perçus. Des avancées qu’il estime provoquées "par les menaces proférées par la communauté internationale" pour punir le régime.

Il a également rappelé que "le gouvernement d’Assad a reconnu l’existence de ces armes et [s’était] dit prêt à signer l’accord sur la mise sous contrôle international de son arsenal chimique."

Pas de troupes au sol

Barack Obama sait néanmoins qu’en dépit des arguments avancés, l’opinion publique américaine reste marquée par les dernières interventions américaines en Irak et en Afghanistan. Deux conflits qui ne sont en rien comparable au projet d’opération militaire en Syrie, assure-t-il.

"JE N’ENVERRAI PAS DE TROUPES SUR LE TERRAIN EN SYRIE"

http://www.france24.com/fr/20130911-barack-obama-discours-allocution-frappes-syrie-armes-chimiques-assad

"Je sais qu’après le grand nombre de morts en Afghanistan et en Irak, une intervention armée n’est guère populaire […] Est-ce que cela ne va pas mener à une nouvelle guerre, se demandent certains de nos concitoyens ? Non, car je n’enverrai pas de troupes américaines sur le terrain en Syrie. Je ne vais pas entreprendre d’opération militaire de longue durée", a-t-il rappelé, réitérant également que l’objectif n’était pas de "renverser un dictateur par la force".

Enfin, le président américain a tenu à rassurer l’opinon publique sur l’éventualité de représailles syriennes aux frappes aériennes : "Nous n’excluons aucune représaille mais nous savons qu’Assad n’a pas les moyens militaires de nous menacer. Ils n’ont pas non plus intérêt à aggraver la situation. Nos alliés et Israël peuvent se défendre et bénéficieront de notre soutien".

source: FRANCE 24


Les disciples de Béthio Thioune n’ont pas vraiment fait dans la dentelle. Usant de barres de fer et de cailloux, ils ont défoncé et cassé toutes les voitures qui sont sur l’axe avenue Lamine Gueye-Place de l’Indépendance en passant par la rue Carnot, Felix Eboué, Joseph Gomis entre autres. Ils n’ont pas fait de distinguo entre un véhicule de l’administration ou d’un particulier.

Sur l’avenue Lamine Gueye, l’agence Bicis est complètement saccagée. Les voitures qui sont aux abords toutes cassées et crevées. Les boutiques n’ont pas été laissées en rade. Beaucoup ont été caillassées. Des entreprises comme MTL de Youssou Gueye éclaboussée le scandale de détournement de deniers publics à l’ARTP n’a pas été en reste. De même que l’agence du troisième opérateur de téléphonie du Sénégal qui se trouve à l’immeuble la Rotonde.

Avec l’ampleur de la casse, les boutiques, les commerces et autres entreprises ont tous baissé pavillon. Tout le centre ville est ainsi paralysé. Les services sont en berne. Les agents et autres particuliers sont en train d’effectuer des constats avec des huissiers


Le Ministre de la Justice, Aminata Touré rappelle à l’ordre les avocats de Cheikh Béthio Thioune. Elle a attiré l’attention du bâtonnat sur certaines sorties intempestives faites dans la presse par les avocats du guide religieux qui non seulement révèlent des « manquements au code de déontologie de cette noble profession » mais pourraient tomber sous le « coup d’incriminations pénales » si elles étaient suivies de troubles à l’ordre public. Selon le journal l’As, pour éviter tout bras de fer, le ministère de la Justice dirigé par Mme Touré en appelle à la responsabilité de tous les acteurs.


La tension est montée d’un cran après un vendredi assez électrique aux alentours de la prison centrale de Rebeuss et une partie du centre ville. Les fidèles de Béthio Thioune se sont attaqués aux banques et autres édifices de l’Etat. Les grenades lacrymogènes tonnent de partout même aux environs du ministère de l’Intérieur.

Les Thiantacounes sont passés à la vitesse supérieure. En ce lundi matin, ils ont directement fait cap au centre ville. Ils ont assiégé le rond point Sandaga avant de s’attaquer à des biens d’autrui.

L’agence de la BICIS qui se trouve sur l’avenue Lamine Gueye a été mis à sac alors que les établissements financiers des alentours ont rapidement baissé pavillon.

Un policier serait même blessé par les disciples de Béthio Thioune qui selon quelques témoignages seraient ulcérés par la mesure du ministre de la Justice de ne pas autoriser de visite ce mardi.

A la rue Félix Faure abritant le Ministère de l’Intérieur, des véhicules des agents et autorités de ce ministère géré par Mbaye Ndiaye ont été caillassés par des manifestants qui réclament la libération de leur guide et marabout le Cheikh Béthio Thioune.

A la place de l’Indépendance également, Les Thiantacounes viennent de caillasser toutes les voitures stationnées sur la Place de l’Indépendance.

Cette tension découle du transferement du guide des Thiantacounes de la prison de Thiès à la MAC de Rebeuss. Ces disciples fustigent cette décision et la jugent illégale. Ils réclament maintenant la libération de leur guide.


Abdoulaye Wade a eu droit à son « Plus de pub » dans Jeune Afrique, de même que son fils Karim dont le magazine panafricain se demandait « jusqu’où il ira ?». La réponse est à trouver dans le même magazine qui a fini de miser sur le fils de l’ancien président sénégalais, son joker d’hier. Car près de six mois après le départ de Wade, JA revient au galop et réchauffe ses relations avec le pays de la Téranga. Plus particulièrement avec le président Macky Sall et son entourage, qui s’offrent 26 pages de publicité (gratuite ?) dans le journal des ex-confrères de Cheikh Yérim Seck.

Wade, « la déception », selon JA

« Peut-il changer le Sénégal ? » s’interroge d’emblée Jeune Afrique au sujet de Macky Sall dont la photo sur un tee-shirt barre la couverture du magazine cette semaine. Mais dans ce genre d’exercice, c’est Marwane Ben Yahmed en personne, qui va au front et trempe le premier sa plume dans l’encre à écrire la gloire du Macky, un édito où Wade et son régime sont assimilés à « la déception » de tout un pays.

En revanche, le nouveau président Macky Sall « connaît parfaitement son pays, sa classe politique, son administration et les écueils qui ne manqueront pas de se dresser sur son chemin ». Et quand il s’agit de cirer les bottes de Macky Sall, les journalistes du Soleil peuvent ranger leurs plumes : ils se voient damer le pion par JA, qui ferait meilleur attaché de presse que le canard gouvernemental.

Et de rappeler, en matière d’emploi, les « 500 000 postes à créer en sept ans », une promesse de Macky, un président aussi bien entretenu que son entourage sur 26 pages du magazine. Ce, alors que Macky est censé faire un mandat de cinq et non de sept ans. Une manière de préparer l’opinion à une telle éventualité ?

Les hommes du Président

D’abord le Premier ministre Abdoul Mbaye. « Très peu médiatique, encore moins politique, absolument pas populiste », renseigne Jeune Afrique qui ne s’attarde pas sur le « mystère » Abdoul Mbaye, qui passe le relais à Aminata Tall, bombardée secrétaire générale de la présidence. La « dame de fer », qui ne s’exprime guère dans les médias, retrouve subitement la parole dans les colonnes du magazine. Ministre d’Etat chargée de mettre en place la bonne gouvernance, Tall aura pour mission, nous dit-on, de « faire en sorte que les fonctionnaires soient au bureau à l’heure, qu’ils travaillent avec efficacité, qu’ils accueillent le public comme il se doit (…) et veiller à ce que les ressources de l’Etat soient bien utilisées ». En somme, un Sénégal idéal, un pays de rêves.

Harouna Dia, l’homme de l’ombre

Ingénieur hydraulique de formation, le principal bâilleur de fonds du parti et de la campagne de Macky Sall « a fait fortune en vendant du poisson au Burkina », fait remarquer l’hebdomadaire. Harouna Dia est « l’homme fort du système ». Mieux, il est « celui qui souffle à l’oreille de Macky », il devient de plus en plus visible depuis l’accession au pouvoir de Macky Sall, dont il est « le vice-président officieux ». Sauf que Harouna ne demande rien : il a refusé le poste de ministre de l’Agriculture qui lui était proposé, poursuit JA, qui souligne que l’influence du milliardaire irrite, jusqu’au niveau de l’Apr, où on accuse Harouna de « placer ses hommes ».

Youssou Ndour, Macky Sall et le Groupe Futurs Médias

Last but not least, le groupe Futurs Médias du chanteur Youssou Ndour, devenu ministre de la Culture et du Tourisme. S’il déclare garantir l’indépendance à son groupe de presse, il n’en demeure pas moins que les prises de position du journal l’Observateur, de la radio RFM et de la télé Tfm ne sont pas pour faciliter les relations entre le chanteur-homme d’affaires et le président Macky Sall. Toujours dans les colonnes de Jeune Afrique, Youssou Ndour déclare ne pas vouloir hypothéquer l’avenir de son groupe de presse du fait de son engagement politique.

Toutefois, tient à préciser le chanteur, « je ne peux pas m’engager en politique et accepter que, dans le même temps, mon journal détruise ce combat ».

A signaler que d’autres personnes plus ou moins influentes dans le «


Le verdict de l’affaire Cheikh Yérim Seck et Aissata Tall vient de tomber au tribunal des flagrants délits de Dakar. Le journaliste a été condamné à une peine de trois ans ferme de prison pour viol sur la jeune fille du nom de Ndeye Aissata Tall. Le propriétaire du site DakarActu devrait verser la somme de 3 millions de F Cfa de dommage et intérêts à la partie civile.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 1  306 followers

%d bloggers like this: