Catégorie : Mondial 2010



Foot-Equipe Nationale: El Hadji Diouf présente ses excuses et salue la nouvelle dynamique des Lions

Le sociétaire de Blackburn, El Hadji Ousseynou Diouf est revenu sur sa décision d’arrêter sa carrière internationale. En effet, il a, dans ce sens, adressé une lettre à la Fédération Sénégalaise de Football et à la Fifa. «J’ai officiellement saisi toutes les instances compétentes pour leur notifier ma volonté de revenir sur ma décision et de me mettre désormais à la disposition du football sénégalais» a-t-il fait savoir dans un communiqué rendu public.

L’attaquant sénégalais a tenu à présenter ses excuses au public sportif pour certains de ses propos désobligeants qu’il a eu à tenir par inadvertance, a-t-il dit avant d’ajouter: «je réitère tout mon engagement à participer à la réussite des objectifs de notre football».

Après l’élimination du Sénégal lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2008 organisée par le Ghana, ce dernier avait officiellement écrit à la Fédération Sénégalaise de Football et à la Fifa pour leur signifier qu’il mettait un terme à sa carrière internationale pour «convenance personnelle».

Il a, toutefois, salué «la nouvelle dynamique des Lions, de l’encadrement technique et de toute l’équipe fédérale».


 


Paul le Poulpe est mort,   Salut l'artiste !

Il n’aura pas profité bien longtemps de sa retraite. Paul le Poulpe nous a quittés ce mardi dans la force de l’âge (2 ans et des poussières). L’émotion est immense. L’Agence France-Presse lui a même réservé un "Urgent" pour annoncer son décès. C’est son aquarium d’Oberhausen, là où il coulait des jours tranquilles, qui a révélé que l’ami de la mer était passé de vie à trépas. "Il semble qu’il soit mort en douceur pendant la nuit, de causes naturelles", a expliqué la direction de l’aquarium dans un communiqué.

"Son corps est à présent au congélateur en attendant que la direction décide de la façon de marquer son décès. Nous déciderons peut-être de lui accorder une petite tombe dans l’enceinte de nos jardins, et lui dédierons peut-être un modeste monument permanent", a annoncé la direction de l’aquarium.

On regrettera ce Poulpe pas comme les autres qui avait commencé à se faire un nom lors d’Euro 2008 et a égayé notre Coupe du monde 2010. Alors que la France sombrait en Afrique du Sud et que la compétition ne nous enchantait guère, Paul nous redonnait le sourire et faisait couler beaucoup d’encre en annonçant les résultats des matches.

Du 11 juin au 11 juillet, le céphalopode a révélé les résultats de chaque match de l’équipe d’Allemagne ainsi que celui de la finale de la Coupe du monde. A chaque fois, le même rituel. Deux boîtes transparentes parées des drapeaux des équipes concernées et placées au fond de son bassin dans l’aquarium d’Oberhausen. Du premier tour à la finale, Paul le Poulpe a toujours choisi la bonne équipe. Parfois au terme d’un suspense insoutenable. N’avait-il pas mis dix minutes avant de choisir l’Espagne à quelques heures de la grande finale et d’y ramasser la moule qui s’y trouvait ?

Né en 2008 à Weymouth dans le sud de l’Angleterre, Paul Le Poulpe a décidé de tirer sa révérence le 26 octobre 2010. L’histoire ne dit pas s’il l’avait prédit.

On te regrettera Paul,

 

Eurosport

Classement FIFA juillet 2010 : Le Sénégal en chute libre

L’équipe nationale de football du Sénégal vient de connaitre la plus grande régression de son histoire. En effet, il a chuté de 16 places dans le classement mondial du mois de juin de la FIFA publié ce mercredi 14 juillet sur le site de l’instance dirigeante du football mondial.

Les Lions passent ainsi de la 75ème à la 91 ème place du mois de mai au mois de juin 2010. La défaite des Lions contre le Danemark (0-2), le 27 mai dernier, la montée de pays comme le Gabon, le Bénin et la confirmation des Black Stars, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie expliquent entre autre cette dégringolade.

A noter que seul 3 pays africains sont présents dans le top 30 du classement mondial. Le Ghana (23ème ), La Côte d’Ivoire (26ème) et le Nigéria (30ème).
Le Cameroun dégringole de la 19ème à la 40ème position.

Cette mise à jour du 14 juillet voit le champion du monde espagnol prendre la tête aux dépens du Brésil, alors que les Pays-Bas se retrouvent 2ème. L’Uruguay gagne 10 places et se retrouve 6ème.

Le Sénégal connait également une régression dans le classement continental toujours dominé par les pharaons. De la 15ème place lors du dernier classement, les lions occupent maintenant la 20ème place africaine.

Après les Pharaons suivent, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Nigéria, l’Algérie (33ème), le Gabon (34ème), le Cameroun (40ème), le Burkina (45ème), le Mali (55ème) et le Bénin (61ème).

Le classement de la FIFA tient compte des résultats des quatre dernières années des sélections A. Il tient compte des résultats, de l’importance des matchs, de l’adversaire.
Le prochain classement sera publié le 11 Aout 2010.


L’équipe type du Mondial 2010

Championne du monde ce dimanche pour la première fois de son histoire, l’Espagne place quatre joueurs dans l’équipe type du mondial 2010 de la rédaction de Foot01. Les performances des joueurs allemands ont également marqué les esprits.

Gardien : Iker Casillas (Espagne). Débuté timidement avec notamment une sortie aventure face à la Suisse, le Mondial de « San Iker » est ensuite monté en puissance avec des premières parades décisives face au Chili pour le match de la qualification en 1/8e de finale. Il est ensuite à la tête d’une défense qui n’a pas encaissé le moindre but dans les matchs à élimination directe. Casillas a surtout effectué deux parades décisives lors de face à face avec Robben en finale alors que le score était de 0-0.

Défenseur droit
: Philipp Lahm (Allemagne). Le capitaine de la Mannschaft a parfaitement rempli son rôle lors de ce Mondial. Impeccable défensivement, au point de sauver plusieurs fois la baraque en coupant dans l’axe face à l’Espagne, il est surtout une inépuisable source d’inspiration pour les attaques allemandes. Il a largement pris part, avec ses débordements, ses redoublements de passe et ses centres précis, au festival offensif allemand de ce Mondial. Pour ne rien perdre au change, c’est également un défenseur très propre, qui ne commet presque jamais de fautes.

Défenseur central
: Carles Puyol (Espagne). Certes, le défenseur espagnol n’a plus ses jambes de 20 ans, et cela a failli coûter très cher aux siens sur les démarrages de Robben en finale. Mais en dehors de ce défaut bien connu, le reste est impeccable. L’attaque de balle est monstrueuse, l’entente avec Pique est totale, au point qu’ils arrivent à se répartir les relances (courtes pour Puyol, longues pour Pique), le jeu de tête est impeccable, et son but en demi-finale a délivré l’Espagne face à l’Allemagne. De plus, sa rage de vaincre et son expérience sont essentielles au sein d’une équipe qui ne met pas beaucoup le pied.

Défenseur gauche
: Carlos Salcido (Mexique). Même si on ne l’a pas vu bien longtemps, le défenseur mexicain a éclaboussé de sa classe la première partie du Mondial. Déjà intenable dès le premier match face à l’Afrique du Sud, il a ridiculisé l’équipe de France à lui tout seul en mettant le feu à son couloir gauche. Contre l’Argentine en 1/8e de finale, il a fait des misères à Otamendi, et a prouvé d’une monumentale frappe sur la barre de 35 mètres, que sa panoplie était complète.

Milieu défensif
: Bastian Schweinsteiger (Allemagne). Meneur de jeu ou milieu latéral au Bayern Munich, Schweinsteiger a récemment reculé d’un cran sous la férule de Louis Van Gaal pour occuper un poste devant la défense où il se régale. Le Bavarois fait parler sa technique, son jeu long, son orientation du jeu pour se retrouver certes plus loin de l’attaque, mais face au but. Et cela change tout pour un joueur en pleine confiance, qui peut faire parler sa puissante frappe de balle, et distribuer sur des attaquants rapides. Son slalom dans la surface anglaise a marqué les esprits.

Milieu défensif : Michael Bradley (Etats-Unis). Les USA se sont arrêtés en 1/8e de finale après avoir livré les matchs parmi les plus enthousiasmants du Mondial. Fils du sélectionneur, Michael Bradley n’a pas volé sa sélection tant le milieu de terrain américain a montré qu’il était le nouveau prototype de joueur sur lequel les Etats-Unis peuvent s’appuyer pour voir loin. A un coffre physique inépuisable, le joueur de Moenchengladbach assoie une technique irréprochable, et une volonté toujours sans faille de jouer vers l’avant, récompensé par un but plein de rage face à la Slovénie, et qui a laissé les USA dans la course aux 1/8e de finale.

Milieu droit
: Andres Iniesta (Espagne). Le lutin du FC Barcelone n’est pas le type de joueur qui fait beaucoup parler de lui en dehors du terrain. Mais sur le pré, il est toujours, avec le Barça comme sa sélection, celui qui déstabilise la défense adverse. Un sens du dribble qui donne le tournis à ses adverses mais sans jamais prendre de risques inconsidérés, un jeu de passe précis à la sauce catalane, et surtout un joueur capable de vous créer des situations offensives intéressantes d’un simple déhanché. Il est une inépuisable source d’inspiration espagnole, et en a logiquement été récompensé par le but vainqueur en finale.

Milieu gauche
: Wesley Sneijder (Pays-Bas). L’homme qui a failli tout gagner cette saison n’est vraiment pas passé loin du sacre suprême. A défaut de faire une grande coupe du monde sur le plan du jeu, il a su se montrer décisif quand il le fallait avec un but face à la Slovaquie, face au Brésil et encore un contre l’Uruguay. De plus, il ne faut pas oublier ses deux magnifiques passes décisives pour Robben en finale, qui auraient mérité meilleur sort.

Attaquant : Diego Forlan (Uruguay). Même si David Suarez est un attaquant de grande classe, Diego Forlan a envoyé l’Uruguay au premier plan en tenant son équipe à bout de bras sur tous les coups offensifs. Après avoir débuté doucement, l’attaquant de l’Atlético Madrid a déroulé face à l’Afrique du Sud, pour ne jamais s’arrêter. Ses frappes précises ont toujours fait mouche, son crochet intérieur est toujours passé, et sa vision du jeu a toujours permis à sa sélection de se montrer dangereuse malgré des moyens limités. Logiquement élu meilleur joueur de ce Mondial.

Attaquant
: David Villa (Espagne). C’est la garantie offensive des nouveaux champions du monde, et il a su le prouver au moment où Fernando Torres est passé au travers de son Mondial. Le futur buteur barcelonais ne laisse pas trainer beaucoup d’occasions avant d’asséner le coup fatal, même s’il en a manqué une belle contre les Pays-Bas. Mais ses buts ont permis à une formation espagnole dominatrice mais rarement réaliste de faire le plus difficile à chaque match, avec des succès 1-0 dont il aura été très souvent le seul buteur.

Attaquant
: Thomas Müller (Allemagne). Pour ceux qui ont suivi de près l’épopée du Bayern Munich en Ligue des Champions, le Mondial du Bavarois n’est pas une surprise totale. Mais pour le reste du monde, voir ce jeune allemand enrhumer ses adverses avec une telle aisance pour finir sans trembler en empilant les buts a de quoi faire rêver. Son sens du jeu, son touché de balle, son réalisme implacable et sa manière de provoquer la défense adverse jusqu’à la rupture ont permis à l’Allemagne de perforer toutes les défenses, sauf celle de l’Espagne, où, très sévèrement suspendu, il aura beaucoup manqué.

Ce onze d’or a de quoi faire rêver, mais plusieurs joueurs auraient pu également en faire partie. Si les stars comme Cristiano Ronaldo, Ribéry, Kaka, Messi et même Robben auront finalement laissé le public sur leur faim, quelques joueurs se sont révélés au cours de ce Mondial. Le gardien algérien M’Bolhi a multiplié les parades après avoir passé le premier match sur le banc, le défenseur japonais d’origine brésilienne Tanaka Marcus Tulio a impressionné par sa maîtrise technique, Maicon est l’un des rares brésiliens à avoir tenu son rang, tandis que le latéral gauche Coentrao a profité de ce Mondial pour se faire un nom. La pile électrique slovaquie Weiss a montré comme Bradley qu’il n’était pas simplement sélectionné parce qu’il était le fils du coach. Au milieu, Xavi a réalisé un mondial très solide, mais légèrement moins tranchant qu’à son habitude tout de même, ce qui explique la difficulté des Espagnols à faire gonfler le score. Devant, Klose a rappelé qu’il était un buteur infatigable, et pas uniquement de la tête, tandis que le Japonais Honda a rappelé qu’il avait beau jouer en Russie, il demeurait l’un des joueurs les plus spectaculaires au monde avec sa frappe de balle phénoménale.


L’Espagne, championne du monde dans la douleur Photo Icon Sport

Dans un match rendu presque injouable par l’agressivité néerlandaise et le laxisme de l’arbitre, l’Espagne a du attendre d’être en supériorité numérique pour s’imposer logiquement en prolongation à trois minutes des tirs au but (1-0). Le premier titre mondial de l’Espagne est amplement mérité.

Entre la qualité technique espagnole et la rigueur et le réalisme néerlandais, l’opposition de style a bien eu lieu ce dimanche au Soccer City de Johannesburg. Mais l’impact physique tant promis par les Bataves n’a tout d’abord pas eu lieu en raison de la rapide maitrise collective des hommes de Del Bosque. Cela débouchait sur une première occasion rapide de Sergio Ramos, qui voyait sa tête sur coup-franc être repoussée par Stekelenburg (5e). Après cette chaude alerte, les champions d’Europe conservaient le monopole du ballon, mais les Néerlandais avaient incontestablement le monopole des fautes grossières. Van Bommel (tacle par derrière sur Iniesta) et De Jong (coup de pied sur le torse de Xabi Alonso) échappaient de manière incroyable au rouge direct, finale de Coupe du monde et arbitre anglais oblige. Puyol, qui se payait Robben par vengeance, n’était pas en reste dans un match qui brillait plus par son intensité que par son jeu ouvert. Seul un Robben très en jambes mettait dès qu’il le pouvait le feu sur son côté droit, sollicitant même Casillas d’une frappe à ras de terre précise juste avant la pause (44e).

Après la pause, le rythme augmentait sensiblement, ce qui donnait quelques espaces et surtout quelques occasions, mais très nettes. Sur une ouverture de Sneijder, Robben se retrouvait complètement seul devant Casillas, mais le gardien du Real Madrid sortait du pied le tir de l’attaquant du Bayern Munich qui se dirigeait dans son but (62e). L’Espagne poursuivait cependant sa domination, et Jesus Navas, bien plus percutant que Pedro qu’il avait remplacé, centrait au second poteau pour Villa, qui profitait d’un raté d’Heitinga pour se retrouver devant la ligne de but. Mais le futur barcelonais se voyait contrer par le défenseur néerlandais au moment de conclure (77e). Quelques minutes plus tard, la balle de match était à nouveau dans les pieds de Robben qui partait encore seul au but. Accroché, l’ailier résistait à Puyol, mais butait encore sur Casillas (83e), véritable héros sur cette deuxième période et qui permettait à son équipe, totalement dominatrice par ailleurs, d’accrocher la prolongation.

Dans la période supplémentaire, les Néerlandais tentaient comme ils pouvaient de repousser l’invasion espagnole, symbolisée par les percussions et le jeu court de Fabregas, entré en jeu peu avant. Au fur et à mesure que les tirs au but approchaient, les Pays-Bas affichaient leurs limites, et Heitinga était logiquement expulsé pour un deuxième avertissement, après avoir empêché Iniesta de se présenter en situation très dangereuse (113e). Mais, à seulement quelques instants de la fin du match, un décalage à droite aboutissait par une passe en or sur Iniesta, qui ne tergiversait pas et marquait d’une reprise de volée croisée le but du titre (1-0, 117e). Les Néerlandais avaient beau demander un hors-jeu inexistant, ils ne parvenaient pas à empêcher le sacre ô combien logique, surtout après le pauvre spectacle proposé dans le jeu par les Bataves. Pour l’Espagne, deux ans après son sacre européen, c’est incontestablement le triomphe d’un football qui lui est propre, et qui en fait son exceptionnelle qualité.


Environ cinq cents millions de personnes auront les yeux rivés sur leurs téléviseurs ce dimanche soir 11 juillet 2010 à 18h30 TU pour la finale de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. Une rencontre au sommet au Soccer City stadium de Johannesburg entre les Pays-Bas et l’Espagne. Le match sera précédé d’une cérémonie de clôture à laquelle assisteront de nombreux chefs d’État, des célébrités et peut-être le prix Nobel de la Paix, Nelson Mandela.

Mondial 2010 : Pays-Bas/Espagne pour une finale inédite
La cérémonie de clôture fera la part belle aux éclairages et aux effets spéciaux. Elle verra défiler plus de 700 acteurs et danseurs sur la pelouse du Soccer City stadium. La star colombienne Shakira viendra de nouveau interpréter le tube du Mondial « Waka Waka ». L’Afrique du Sud ne sera pas en reste avec les belles harmonies vocales de Ladysmith Black Mambazo.

Quatorze chefs d’État africains assisteront à la finale, Pretoria a notamment annoncé la présence d’Ali Bongo pour le Gabon, Blaise Compaoré pour le Burkina Faso ou encore Robert Mugabe pour le Zimbabwe.

La fondation Nelson Mandela entretient le suspense

Côté strass et paillettes l’actrice sud-africaine Charlize Théron a répondu présente pour le bonheur des photographes. A ses côtés un autre oscarisé, l’Américain Morgan Freeman qui a incarné Nelson Mandela dans le film Invictus de Clint Eastwood.

Quant au vrai Nelson Mandela il avait manqué le match d’ouverture suite à l’accident de voiture qui a coûté la vie à son arrière-petite-fille Zenani. La fondation Nelson Mandela entretient le suspense, elle n’annonce jamais à l’avance les apparitions de l’icône, mais le patron de la FIFA Sepp Blatter caresse l’espoir que Mandela remette le trophée du Mondial à l’équipe gagnante. Ce serait évidemment la photo de ce Mondial.


L’Allemagne a le dernier mot

Dans un match débridé, l’Allemagne s’est imposée 3-2 face à l’Uruguay. Les hommes en forme Müller et Forlan ont encore frappé, mais Khedira a eu le dernier mot.

Dans ce match pour s’attribuer la « médaille de bronze » de ce Mondial 2010, l’opposition de style était totale à Port Elizabeth. D’un côté une formation allemande sonnée par sa défaite face à l’Espagne, mais bien plus organisée et puissante, de l’autre un Uruguay dans la droite lignée de son Mondial, accrocheur et réaliste.

D’entrée de jeu, les Allemands mettaient le pied sur le ballon, à l’image d’un Schweinsteiger au four et au moulin. S’il n’était pas sur la tête de Friedrich sur la barre en début de match (10e), le milieu de terrain du Bayern Munich décochait une frappe terrible plein axe de 25 mètres, que Muslera repoussait difficilement, ce qui permettait à Müller, à l’affût comme son homonyme des années 1970, de marquer de près (1-0, 19e). Alors que la Mannschaft semblait partie pour dérouler, l’Uruguay revenait dans le match sur une balle perdu par « Schwani » au profit de Perez. Le Monégasque lançait la contre-attaque qui se terminait par un tir croisé de Cavani qui faisait mouche (1-1, 28e).

D’un coup, l’Allemagne perdait de sa superbe, et les Sud-Américains pouvaient légitimement monter d’un cran et se créer deux belles occasions par Cavani puis Suarez (48e). Une attitude récompensée par un splendide but de Forlan, qui reprenait d’une volée piquée un centre d’Arevalo (1-2, 51e). La réaction allemande était cette fois-ci immédiate avec une égalisation de Jensen, qui profitait d’une mauvaise sortie de Muslera pour marquer de la tête après un long centre de Boateng (2-2, 56e). Cette égalisation remettait les deux équipes au point de départ, et comme au début du match, l’Allemagne reprenait le contrôle du cuir. Après de nombreuses situations dangereuses en sa faveur, l’Allemagne prenait logiquement et définitivement l’avantage sur une longue action dans la surface uruguayenne, terminée par un coup de tête précis de Khedira (3-2, 82e). L’Uruguay donnait comme à son habitude tout pour égaliser, à l’image de cette barre de Forlan à la dernière minute (93e) mais devait se contenter de cette sortie avec les honneurs, tandis que l’Allemagne a montré sa capacité de réaction plus que sa maîtrise lors de cette rencontre, la dernière pour elle d’un Mondial plutôt enthousiasmant en vue de la suite.


(JOHANNESBURG) La Fédération internationale de football association (Fifa) a livré à la presse hier, vendredi 9 juillet 2010, la liste des candidats pour le Ballon d’Or du Mondial 2010. Un seul footballeur africain figure dans cette liste de 10 joueurs.



LISTE DES CANDIDATS POUR LE BALLON D’OR DU MONDIAL: Asamoah Gyan  parmi les nominés
Il s’agit de l’attaquant du Ghana, Asamoah Gyan, meilleur buteur des Black Stars avec trois réalisations dont deux sur penalty. Gyan, sociétaire de Rennes, Ligue 1 en France, a propulsé son pays en quarts de finale en inscrivant le but victorieux face aux Etats-Unis (2-1, après les prolongations).

Mais, il est aussi l’auteur d’un énorme raté sur penalty à la 120ème face à l’Uruguay en quarts de finale.

Par ailleurs, il faut noter que Wesley Sneijder (Pays-Bas) et David Villa (Espagne), meilleurs buteurs de la compétition pour l’instant, figurent parmi les 10 candidats pour le titre de meilleur joueur de la Coupe du monde en Afrique du Sud.

Sneijder et Villa ont tous deux marqué cinq buts pendant la compétition. Et leurs deux équipes s’affronteront pour la finale demain dimanche en finale à Johannesburg (18h 30).

Parmi les autres joueurs choisis par la Fifa pour le Ballon d’Or figurent aussi Diego Forlan (Uruguay), Andres Iniesta (Espagne), Lionel Messi (Argentine), Mesut Öezil (Allemagne), Arjen Robben (Pays-Bas), Bastian Schweinsteiger (Allemagne) et Xavi Hernandez (Espagne). A noter qu’il appartient à la presse de déterminer le vainqueur après la finale.


L'Espagne met la Mannschaft à terre

Plus déterminés et plus conquérants, les champions d’Europe espagnols sont logiquement venus à bout d’une Allemagne bien pâle ce mercredi à Durban (1-0). Un coup de tête à Puyol offre à la Roja sa première finale de Mondial.

Pour cette deuxième demi-finale du Mondial, l’affiche valait son pesant d’or entre le champion d’Europe espagnol et l’équipe d’Allemagne, la plus impressionnante depuis le début de la compétition. En l’absence de Müller, la Mannschaft affichait un visage bien moins conquérant d’entrée de jeu, ce qui permettait à la Roja de retrouver ses bonnes habitudes, avec un jeu fluide, une grosse possession de balle, et un Pedro très remuant pour fêter sa titularisation à la place de Torres peu en vue dans ce Mondial. Le match était cadenassé mais agréable, et les Espagnols se créaient logiquement les premières occasions. Sur un service précis de Xavi, Villa tirait du bout de pied devant Neuer, mais le gardien allemand était bien placé (7e). Enfin, sur un centre en force d’Iniesta, Puyol plaçait sa tête au-dessus alors qu’il était seul aux six mètres (14e). Côté allemand, on subissait beaucoup, et seule une frappe à ras de terre de Trochowski obligeait Casillas à la parade (32e).

Après la pause, la possession demeurait espagnole mais les frappes de Xabi Alonso (48e et 50e) tout comme celle de Villa (55e) demeuraient imprécises. Neuer était sollicité par Xavi et écartait le danger au prix d’une belle parade (58e). Les Allemands relevaient la tête et passaient tout près d’ouvrir le score avec une reprise de Kroos au second poteau de Podolski, mais Casillas veillait au grain (69e). Le match s’équilibrait, mais c’était le moment choisi par Puyol pour mettre le coup de tête de sa carrière sur un corner de Xavi. Le défenseur catalan s’envolait pour tromper Neuer d’une tête puissante des 10 mètres (1-0, 72e). Dès lors, la Mannschaft se jetait à l’abordage, tandis que l’Espagne avait les contres pour se mettre à l’abri. Mais aucune des deux équipes ne parvenaient à faire trembler les filets, ce qui arrangeait bien les champions d’Europe, toujours en liste pour le doublé. Cela se jouera désormais face aux Pays-Bas, dans une finale inédite entre deux équipes qui n’ont jamais connu de sacre mondial jusqu’à présent.


Les Pays-Bas sont les premiers qualifiés pour la finale de la Coupe du monde 2010 avec un succès logique sur l’Uruguay (3-2) au terme d’un match qui a eu du mal à démarrer. La finale sera donc une affiche européenne face à l’Espagne ou l’Allemagne.



Foot-CM: Les Pays-Bas sur la dernière marche
Première demi-finale de ce Mondial, le match entre les Pays-Bas et l’Uruguay s’annonçait à priori déséquilibré. La Céleste, qui n’avait pas encore affronté de gros bras, devait se passer de son buteur David Suarez, tandis que les Néerlandais dégageaient une confiance à toute épreuve après avoir sorti le Brésil en quart de finale.

D’ailleurs, le début de match donnait raison aux « Oranje », qui prenaient clairement les choses en main, en témoigne cette frappe de peu au-dessus de Kuyt après un renvoi incertain de Muslera (4e). C’était sur une nouvelle frappe, mais cette fois-ci plus somptueuse et surtout plus lointaine, que les Néerlandais prenaient les devants. Van Bronckhorst allumait la mèche à 35 mètres de son côté droit pour un tir rectiligne qui attrapait la lucarne de Muslera, qui ne pouvait que dévier légèrement le ballon (1-0, 18e). Bizarrement, le match perdait en intensité, l’Uruguay se montrant incapable de solliciter la défense néerlandaise. Mais c’était sans compter sur la magie de Forlan. Le buteur de l’Atlético Madrid se saisissait d’une balle sans danger à 35 mètres, un crochet et une frappe flottante du gauche plus tard, un Stekelenburg peu inspiré devait s’incliner (1-1, 41e).

A la pause, les Néerlandais devaient tout recommencer face à une Céleste qui n’en demandait pas tant que de devoir à nouveau subir et procéder par contres. La pression batave n’était pas intense, mais elle finissait par payer. Muslera repoussait l’échéance sur une frappe de Van der Vaart (67e), mais le portier uruguayen devait céder deux minutes plus tard. D’une frappe à l’entrée de la surface, déviée dans une forêt de jambes, Sneijder trouvait le petit filet de Muslera (2-1, 69e) pour un but presque inattendu. Cette réalisation libérait les Néerlandais, et Robben enfonçait immédiatement le clou d’une reprise parfaite de la tête qui faisait poteau rentrant sur un centre de Kuyt (3-1, 73e). Le suspense semblait terminer mais l’Uruguay, fidèle à sa légende, ne lâchait rien et réduisait le score dans les arrêts de jeu par Pereira d’une frappe enroulée après une combinaison sur corner (3-2, 92e).

Mais l’Uruguay ne réalisait pas de miracle de dernière minute comme face au Ghana au tour précédent, et aura le match pour la troisième place pour essayer de terminer en beauté ce Mondial inespéré pour lui. Coté néerlandais, c’est désormais la finale qui est dans toutes les têtes, avec le luxe de pouvoir regarder l’autre demi-finale entre l’Espagne et l’Allemagne en toute décontraction.

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