Tag Archive: pornographie



Une rocambolesque affaire de distribution publique d’images pornographiques sera jugée, le 11 mars prochain, par le Tribunal des flagrants délits. Au banc des accusés, l’artiste peintre et tatoueur français L.A.E.P., traduit en justice par son ex-compagne, la Cap-Verdienne E.E.S. Un dossier corsé par la plainte contre X du «Dg de S…», copain de cette dernière qui se sent visé. Le dossier avait été enrôlé, hier, avant d’être renvoyé à la date sus-indiquée sur demande de l’avocat de la plaignante.

DISTRIBUTION D'IMAGES PORNOGRAPHIQUES SUR LE NET
DISTRIBUTION D'IMAGES PORNOGRAPHIQUES SUR LE NET

Encore une énième affaire de pornographie. Cette fois-ci il s’agit d’une atteinte aux bonnes mœurs avec la diffusion via le net d’images à caractère pornographiques. Un scandale qui sera jugé le 11 mars prochain devant le Tribunal des flagrants délits, après que le juge pénal a décidé, hier, de renvoyer le dossier, sur demande de l’avocat de la plaignante qui avait informé que sa cliente avait fait l’objet d’un malaise, quelques minutes avant le procès. Ainsi, le 11 mars prochain, l’artiste peintre et tatoueur français L.A.E.P. (54 ans) et son ex-compagne, la Cap-Verdienne E.E.S., tenteront d’éclairer la lanterne du tribunal sur le mobile et les circonstances de la diffusion sur le net des images pornographiques incriminées.

La Cap-Verdienne tombe en syncope avant le procès finalement renvoyé au 11 mars prochain

Cette procédure fait suite à une plainte déposée contre L.A.E.P., le 4 mars dernier, à la section de recherches de la gendarmerie par la Cap-Verdienne E.E.S. Elle se plaignait ainsi que son ancien amant ait diffusé ses photos et films contre-nature sur le net. Pour étayer ses allégations, E.E.S. a accédé à sa boîte e-mail et montré aux gendarmes enquêteurs lesdites images, au nombre de 17 et reçues d’un mail (a…@hotmail.com). Au-dessus de la première image, il est écrit «la petite amie du Dg de S…» (une très grosse industrie).

Pour se faire une religion des faits, les hommes en bleu saisissent le Procureur qui leur donne l’autorisation d’ouvrir une enquête et de déférer le mis en cause rapidement. De leurs auditions, il se dégage que la dame E.E.S. et L.A.E.P., ont vécu en concubinage environ 1 an (2006-2007). Et qu’au cours de cette période, ces deux tourtereaux agrémentaient leurs moments intimes en se faisant réciproquement des prises de photos et vidéos à caractère pornographique. «Je prenais beaucoup de photos nue et mi-habillée avec P., que j’aimais bien, il me faisait même des vidéos alors que je faisais l’amour avec lui». Vivant le parfait amour, la Cap-Verdienne avait même fini par quitter son domicile à Amitié pour aller habiter en centre-ville chez son concubin de peintre.

Elle aimait se faire filmer et prendre en photos pendant leurs ébats

Les deux amants vivaient juste en face du domicile de la dame S.J., la mère des deux enfants du Français. Un voisinage qui, d’ailleurs, d’après l’enquête, créait un climat très tendu poussant la Cap-Verdienne à déserter les lieux pour regagner son propre domicile. Un éloignement qui a été bénéfique au couple du peintre, qui renoue avec sa femme et ensemble ils font même un troisième enfant.

Pendant ce temps, la Cap-Verdienne accroche à son hameçon un gros poisson, le «Dg de S…». Une relation qui, selon elle, n’était pas du goût de P. qui a tenté à maintes reprises de la reconquérir, en vain. Et comme pour ne point faciliter les choses, la Cap-Verdienne, qui s’était acheté une voiture identique à celle de l’épouse de son ex-amant, rend visite de façon assidue à une de ses amies sénégalaises F.S., vendeuse dans un magasin qui se trouve à un jet de pierre du domicile de L.A.E.P. et son épouse.

Se sentant visé, le «Dg de S…» également porte plainte contre X

Une attitude jugée provocatrice par ces derniers. Et les choses dérapent quand, selon la Cap-Verdienne, le couple est descendu pour s’en prendre à sa copine F.S., devant sa boutique. «Il (ndlr : L.A.E.P.) a menacé de nous faire péter la gueule (…) Quand j’ai appris la nouvelle, je suis allé porter plainte à Thiong (ndlr : brigade de gendarmerie)», souligne la Cap-Verdienne. Indiquant que son ex-copain avait menacé «de diffuser sur le net des images compromettantes de son ex-compagne qu’il détenait dans son téléphone portable», E.E.S. a eu la désagréable surprise de constater les dégâts, le 3 mars dernier. Cela après que Ch., une amie de la Cap-Verdienne, a reçu dans sa boîte les images pornographiques en question.

La Cap-Verdienne qui a porté plainte a été imitée par son présent amant le «Dg de S…» qui a également porté plainte contre X, vu qu’il est directement visé, car les photos compromettantes portées l’intitulé «la copine du Dg de S.». Des actions en justice qui ont conduit à l’arrestation de L.A.E.P., inculpé et placé sous mandat de dépôt.

Après avoir balancé les photos sur le net, Le Français parle de «partage d’un moment artistique»

L.A.E.P., qui reconnaît les photos pornographiques prises avec E.E.S., certaines à Toubab Dialao, d’autres à son appartement du centre-ville, précise aux enquêteurs que «ces photos ont été prises dans un cadre purement artistique». Il ajoute même les avoir envoyées le «02 mars 2010» dernier «à une dizaine d’amis (…) dans le but de partager un moment artistique». Loquace, l’artiste peintre tatoueur a une pirouette du tonnerre pour expliquer pourquoi il a jeté en pâture le très célèbre «Dg de la S…» en signifiant que la Cap-Verdienne est sa copine. «Mon désir n’était pas de porter atteinte à qui que ce soit, mais pour faire comprendre qu’elle n’était plus avec moi». Dans ses réponses très artistiques, L.A.E.P. explique qu’il n’a pas envoyé les photos à partir de sa propre boîte mail, parce que trouvant que la boite «sex…@… .fr» lui «semble plus artistique».


Estimant que les filles sur des photos obscènes étaient mineures au moment des faits, le Parquet a fait preuve de clémence envers elles. Maintenant qu’elles sont libres, leur voisinage s’interroge sur la dépravation des mœurs.

Elles sont libres, les filles qui avaient été interpellées pour avoir posé de façon obscène. Elles peuvent désormais vaquer tranquillement à leurs occupations même si par ailleurs, les regards inquisiteurs du voisinage les obligent à faire profil bas. H.D. et A.ND. ont bénéficié de la clémence du procureur de la République, arguant leur âge mineur au moment des faits, en 2OO8, mais, surtout de leur innocence qui les expose à une exploitation facile de la part des criminels internationaux. De tels arguments, s’ils n’ont pas reçu l’assentiment de certains Sénégalais, ont au moins soulagé les familles des filles incriminées. En effet, à la Sicap Liberté 5 A où les filles habitent, c’est un ouf de soulagement pour leurs familles. « C’est une décision qui a été bien accueillie, à vrai dire, le père de H.D ne mérite pas une telle humiliation si sa fille était arrêtée et mise en prison », déclare un voisin. Et un de nos interlocuteurs de renchérir : « la piété du père d’une des filles et l’estime qu’il bénéficie dans ce pays a été sans doute un élément déterminant pour que les filles ne soient pas inquiétées d’autant plus qu’au lendemain de la révélation des faits, il est allé dire à la Police qu’il va la tuer si jamais il la voie ».

Cependant, si la joie est visible chez certains voisins avec l’abandon des charges contre les filles, l’inquiétude et la résignation continuent d’habiter d’autres. « Ne pas poursuivre les filles qui se sont adonnées à une prostitution déguisée même si par ailleurs on refuse de le dire, prétextant leur âge mineur, c’est sans aucun doute permettre à d’autres de faire des choses pires », s’inquiète un de nos interlocuteurs. « Nous sommes dans une société où la dépravation des mœurs est à un niveau tel que les autorités étatiques doivent sévir et non se laisser entraîner dans des considérations sentimentales ou d’autres encore », appuie un autre. « L’absence de poursuites contre les mineures a de vieux jours devant nous », tonne quelqu’un. L’affaire révélée par le journal Walf Grand place a fait les choux gras de la presse sénégalaise à cause des photos indécentes des filles. Quand l’affaire a éclaté, le procureur de la République avait lâché les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) dans lesdits quartiers. Disparues dans un premier temps, les filles ont été cueillies finalement et libérées après leur audition.


Recherchées depuis l’éclatement de l’affaire dite scandale pornographique dans les Sicap Liberté, K.D et A.N ont été finalement retrouvées par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic). C’est libres qu’elles sont reparties des locaux des enquêteurs. Mineures à l’époque des faits en 2008, elles sont, aux yeux de la loi, plus victimes que mises en cause. Et leur déposition a révélé l’existence d’une organisation criminelle exerçant dans la pornographie, et dont les cibles semblent être les proies faciles et inconscientes, c’est-à-dire les mineures. En cette qualité, le consentement ne s’applique pas à elles.

Pornographie-Affaire des filles nues sur Internet. La Dic entend puis relâche A.N et K.D: “On ne savait pas ce qu’on faisait” avouent les deux filles
Pornographie-Affaire des filles nues sur Internet. La Dic entend puis relâche A.N et K.D: “On ne savait pas ce qu’on faisait” avouent les deux filles

Non seulement ces deux mineures ont été « détournées », aux yeux de la loi, mais aussi les films de leurs ébats sexuels se sont retrouvés dans le net. Devant les enquêteurs, elles ont avoué qu’en tant que mineures, elles ne savaient pas ce qu’elles faisaient. Pour filmer leurs ébats, le Français leur avait proposé à chacune la modique somme de 10.000 F Cfa. Les dépositions des deux filles font ressortir qu’elles ont été piégées par une vraie organisation pornographique, qui ciblait surtout les proies faciles, c’est-à-dire les mineures. Le Procureur de la République, Ousmane Diagne, s’était autosaisi après les révélations de « Walf Grand Place ». Exécutant cette instruction du ministère public, la Dic avait effectué une descente chez les deux mises en cause, qui avaient disparu depuis l’éclatement de cette affaire.

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