Tag Archive: serigne saliou mbacké



source: Senenews
Le « Kourel » (cellule) des «Cantaakoon» a décidé de délocaliser sa célébration du « Leylatoul Khadri« , la nuit de la destinée, prévue ce jeudi 09 août, dans la capitale du Rail. Inutile de relever que le choix de Thiès, où est incarcéré leur guide religieux depuis avril dernier, suite au double meurtre de Bara Sow et d’Ababacar Diagne, n’est pas fortuit.Une intense communication est faite autour de cette manifestation qui s’annonce grandiose. Selon les responsables des «Cantaakoon», l’événement sera marqué par la préparation d’un «Ndogou Royal», en l’honneur du vénérable Cheikh de Serigne Saliou, Cheikh Béthio Thioune.

Histoire de lui témoigner leur amour et lui renouveler la fidélité de leur engagement.Au menu de ce grand rendez-vous des «Cantaakoon», Thiès enregistrera, jeudi, une grande mobilisation. Ce sont les pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de la ville aux deux gares, qui vont se régaler, parce qu’en dehors de la lecture du Saint Coran, de la déclamation continue des Khassaïdes(poèmes de Cheikh Ahmadou Bamba), une procession de «cinq kilomètres de repas, de fruits et de boissons» sera organisée. Et, nul doute que les voisins du Cheikh en détention auront la part du lion. Et après la pause-Ndogou, débutera un « Cant » à la dimension du guide des «Cantaakoon». Thiès sera riche en sons, ce jeudi. Bon « Cant« !Assita

source: Senenews


Des commentaires à caractère politique vont bon train à Touba (194 Km, centre), suite à l’incendie samedi vers 13h de la maison de Souhaïbou Cissé, ex-chambellan de feu Serigne Saliou Mbacké, Khalife général des mourides disparu en décembre 2007, a appris un correspondant de l’APS.Sur place à Touba, la capitale du mouridisme, cet incendie est relié au démenti que M. Cissé a apporté, vendredi, à la dernière déclaration de Cheikh Béthio Thioune, sur l’interprétation d’un songe, dont la finalité s’est traduite par une consigne de vote en faveur d’Abdoulaye Wade.

Pour justifier son soutien au candidat Wade, qui est mis en ballotage à l’issue du premier tour du scrutin de l’élection présidentielle, M. Thioune a fait part d’une vision qu’il a reçue, dans laquelle Serigne Saliou Mbacké lui est apparu pour lui indiquer la voie d’un appui au président sortant.L’ancien khalife, disparu en décembre 2007, était à la fois le marabout de Souhaïbou Cissé, de Cheikh Béthio Thioune et du président Abdoulaye Wade.

Cependant, M. Cissé conteste à M. Thioune son rêve, l’interprétation qu’il en est fait et son orientation électorale.Des partisans de Cheikh Béthio Thioune ont, pour leur part, accusé Souhaïbou Cissé de faire prévaloir sa sympathie politique envers l’Alliance pour la république (APR), formation de Macky Sall, le challenger de Me Wade au second tour du scrutin présidentiel.Macky Sall qui portait la candidature de la coalition "Macky 2012" est arrivé deuxième avec 26,57% au premier tour, dimanche dernier, derrière le candidat de la coalition des Forces alliées pour la victoire (FAL 2012), le président Abdoulaye Wade, qui a recueilli 34,82%.

D’ici à la tenue du second tour, les deux candidats procèdent, chacun de son côté, à une pêche aux voix auprès d’anciens candidats présidentiels, de mouvements de la société civile ou de grands électeurs, tels les tenants des milieux maraboutiques sénégalais.

Source APS


Cheikh Béthio Thioune a décidé de soutenir Abdoulaye Wade parce que, dit-il, il a vu en songe Serigne Saliou Mbacké lui enjoindre de le faire. Dans une déclaration tenue ce jeudi à Mbour et diffusée tard dans la nuit d’hier sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (Rts), il a appelé ses talibés à voter pour Wade afin qu’il remporte la présidentielle haut la main. «Telle est la volonté de Serigne Saliou Mbacké. Et qui me connaît sait que je n’ose pas mêler Serigne Saliou à des choses futiles ou fausses. Que les gens ne me croient pas, c’est leur problème. Ce que je peux vous assurer c’est que je m’apprêtais la semaine dernière à aller en France rendre visite à des talibés lorsque j’ai vu Serigne Saliou me donner «ndiguël» de voter et faire voter Abdoulaye Wade. J’ai immédiatement décidé de surseoir à mon voyage», dit-il devant ses talibés.

Il réitère qu’il a cinq millions de talibés qui sont en âge de voter et qui vont effectivement voter pour Abdoulaye Wade.

Source: seneweb.com


Hommage à Cheikh Saliou Mbacké (1915 – 2007) : il vouait une affection extraordinaire à tous les croyants
C’est le 28 décembre 2007 que Cheikh Saliou Mbacké nous quittait, et emportait avec lui, à 92 ans, notre amour et notre affection. Mieux encore notre respect et notre admiration pour rejoindre son vénéré père et maître, Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké Khadimou Rassoul (Psl) qui, le 05 septembre 1895 dans le bureau du Gouverneur général à Saint-Louis et devant l’Autorité coloniale française, rendit à l’homme noir sa dignité pour qui on manquait d’estime. A ce titre, la race noire lui en saura éternellement gré comme l’aurait nettement dit le Professeur Feu Cheikh Anta Diop.

Cheikh Saliou exerça son Khalifat pendant 17 ans (de 1990 à 2007. Il vit le jour en 1915 à Diourbel au moment où Serigne Touba (Psl) y était détenu en résidence surveillée par les autorités coloniales depuis le 15 janvier 1912. Son accession à la tète de la communauté mouride, le 13 mai 1990, fut marquée par son mémorable sermon prononcé un jour de Korité du 5 avril 1992 à Touba et dans lequel il dit : «Hormis l’Islam et par conséquent la gestion de l’héritage de Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba (Psl), rien ne saurait retenir mon attention, encore moins susciter de ma part commentaires ou directives quelconques». Et toujours le Saint Homme de poursuivre sa détermination de contribuer à la rénovation (yeesal) de la voie initiée par ses prédécesseurs de Cheikh Mouhamadou Moustapha à Cheikh Abdoul Khadr Mbacké l’Imam des Imams.

Il procéda ainsi à la promotion de l’Islam, à travers la fructification du legs de son illustre père, par l’implantation des daaray tarbiya (centres d’enseignement religieux et d’éducation par la pratique) qu’il confia à des formateurs bien préparés. Il accordait une importance capitale à l’éducation des enfants et leur vouait une affection extraordinaire. L’exemple de Khelcom qu’il mit en place, en 1991, constitue un vaste projet agricole d’intérêt national. Il suffit d’y aller pour s’en rendre compte. A cela s’ajoutent les grands travaux réhabilitation de la grande mosquée de Touba et de la sainte ville qu’il entreprit sous la supervision de son fils talibé Serigne Moustapha Saliou Mbacké.

Sa piété exemplaire, sa sérénité légendaire, son rayonnement spirituel, sa disponibilité et ses contacts simples et directs, lui permirent de briller sur toute la Ummah islamique sans pour quitter le Sénégal, contrairement à son jeune frère et fils cadet de Serigne Touba (Psl) le Cheikh Mouhamadou Mourtada Mbacké dont l’œuvre s’est étendue au monde entier à travers les visites annuelles qu’il accomplissait aux quatre coins du globe pour répandre et revivifier le message de l’Islam et les enseignements de son illustre et vénéré père.

Cheikh Saliou fut au service de toute la communauté musulmane faisant assidûment preuve dans tous ses actes et propos, d’une humanité, d’une piété et de Vertus remarquables qui le firent aimer et respecter de tous. Il incarnait cette fonction de régulation sociale dont le Sénégal a tellement besoin, surtout en ces temps troublés. Pour preuve, les événements sociopolitiques qu’il assista durant son magistère ne l’ont point ébranlé et, jamais, il ne prit une quelconque position.

Son existence sur terre se distingua par une remarquable ardeur et une forte détermination à l’acquisition de la science, par un fort attachement à l’orthodoxie et à la Sunna du Prophète (Psl), par la tempérance et le détachement des vanités du bas monde et bien d’autres vertus procédant d’une Faveur divine particulière. On reconnaissait déjà en lui, dés son jeune âge, l’essentiel des qualités dévolues aux saintes éminences, celles des grands Hommes de Dieu appelés à réaliser des destinées exceptionnelles. Ainsi, il hissa, pendant 17 ans, le drapeau du Mouridisme et les enseignements du Cheikh à un niveau difficilement atteignable. À ce titre, la communauté mouride lui en saura une reconnaissance éternelle !

Cheikh Saliou capitalisait d’autant plus l’attachement extraordinaire des disciples mourides en ce sens qu’il fut le dernier fils vivant de Serigne Touba Khadimou Rassoul (Psl) sur terre et représentait ainsi aux yeux de beaucoup d’entre eux, inconsciemment ou non, le dernier maillon du second cycle de vie de leur communauté. D’où cette panique et consternation, lorsqu’au lendemain du 28 décembre 2007, tous se réveillèrent abattus et incrédules à l’annonce de sa disparition; comme ce fut exactement le cas lorsque Dieu, en 632 à Médine, rappela à ses côtés le Prophète Mouhamed (Psl) (cf. notre contribution sur la quintessence du Grand Magal de Touba paru dans le journal Sud quotidien du mercredi 11 février 2009). Et la nouvelle était difficile à admettre pour beaucoup de Sénégalaises et Sénégalais surtout habitués à sa figure rassurante et paternelle, à ses vertus remarquables et stables qui ramenaient toujours la concorde sociale, la paix et la sérénité.

Par ce qui précède, il nous parait essentiel de rendre César à ce qui lui revient et c’est le lieu, à travers notre contribution, de rendre hommage à un Homme de Dieu qui, pendant 17 ans de Khalifat, porta admirablement le flambeau du Mouridisme sans complainte ni reproche, sans erreur ni faille, sans faiblesse ni hésitation avec une extrême affection et une telle compassion qu’il vouait à ses condisciples mourides, à ses frères musulmans et à tous les croyants.

Ne leur disait-il pas au cours de ses sermons invariables frappants de concision, à l’instar de celui-ci qu’il adressa, pour la dernière fois, à la communauté mouride un jour de Korité (Aid el Fitr), le 13 octobre 2007 à Touba, et dont voici quelques extraits : «Je salue tous mes frères musulmans et tous mes condisciples mourides. Je rappelle tous mes frères musulmans, tous mes condisciples et ma propre personne l’objet et la motivation de notre séjour terrestre : l’Adoration de Dieu notre Seigneur». Et toujours le Cheikh de poursuivre : «Je me repens en Dieu et implore Son Pardon en faveur de tous mes frères musulmans…». Quelle sollicitude !

Point, à notre sens, ne saurait exister assurément de plus belle illustration de l’assertion du Serviteur Eternel du Prophète (Psl): «Par Saliou DIEU parachèvera toute mon œuvre et mon intention». Donc, il fut le témoin et l’esprit vivant de Serigne Touba et comme aimait à le dire Serigne Moussa Kâ (*) : « Domadi Baaye, Baaya di Dom » les fils sont à l’image de leurs pères et les pères à l’image de leurs fils. D’où la réincarnation totale de Serigne Touba !

Tous nos vœux d’éternité au fils de Sokhna Fatou Diakhaté !


 


Ses nombreux talibés qui se sont rendus à «Médinatoul Salam» n’ont pas eu l’occasion d’entendre la voix de leur guide Cheikh Béthio Thioune. Ce dernier est resté aphone devant la nombreuse assistance, qui a eu droit à un festin composé pour l’essentiel de 126 bœufs, 100 moutons et 1 chameau, immolés tous pour l’occasion.

Les 64 ans de la rencontre entre Serigne Saliou et Béthio Thioune  célébrés: 126 bœufs et 100 moutons immolés pour un Cheikh aphone

La cité de Madinatou Salam a refusé du monde, samedi dernier. En effet, des milliers de talibés de Cheikh Béthio Thioune, venus des quatre coins du Sénégal, ont pris tous la direction de cette localité située dans la communauté rurale de Malicounda, non loin de Mbour, pour se souvenir de la rencontre historique de leur guide avec Serigne Saliou Mbacké. C’était le 17 avril 1946 à Tassette, une localité située dans le département de Thiès, alors que Cheikh Béthio n’avait que 8 ans à cette époque. 64 ans après sa rencontre avec celui qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui, ses talibés ont accompagné le Cheikh dans cette journée de remerciements et ont donné le meilleur d’eux mêmes en ne lésinant pas sur les moyens pour rendre belle cette journée de remerciements dédiée à Serigne saliou Mbacké.
Rien que pour la nourriture des talibés et autres personnes venus commémorer cette journée, 126 bœufs, 100 moutons et un chameau ont été immolés pour le fameux berndé. Toute cette viande a été cuisinée dans 600 grandes marmites destinées aux invités qui se sont bien gavés.
Cette année, il y a eu vraiment foule à Médinatou Salam. La plupart des talibés, qui ont fait le déplacement, étaient venus s’enquérir de l’état de santé du Cheikh qu’ils ont vu pour la dernière fois lors du magal de Touba.
Les dernières informations faisant état d’une éventuelle absence du Cheikh à ce rendez-vous ont fait venir plusieurs talibés. Mais, toutes ces rumeurs seront dissipées, car Cheikh Béthio Thioune a bel et bien fait le déplacement à Madinatou Salam et a même pris part à cette manifestation qu’il organise tous les ans.
Mais accéder à sa résidence relevait d’un parcours du combattant. Les entrées et sorties étaient filtrées. Si vous êtes de la presse, l’on vous demande d’abord le nom de votre organe avant que l’étau ne se desserre pour que vous puissiez pénétrer à l’intérieur de la demeure. Là, on constate qu’un groupe de talibés a pris d’assaut le domicile de Cheikh Béthio et s’est amassé devant son salon pour faire son ziar. Inutile d’insister, car c’est impossible de voir le marabout.
Il commence à faire vraiment nuit, les talibés s’impatientent, mais les chambellans du Cheikh demandent à l’assistance de se calmer car ce dernier va bientôt sortir.
Finalement, c’est à 2h 30 mn du matin que Cheikh Béthio a rejoint l’assistance pour assister aux chants religieux de ses talibés. La foule surexcitée n’a pas tari d’éloges à l’endroit de son guide. Mais, ce dernier d’habitude très en verve est visiblement toujours affecté par sa maladie ; il garde son calme et s’emmure dans un silence assourdissant. Les talibés qui, d’habitude, assistaient à des déclarations fracassantes vont déchanter car jusqu’à 5h du matin, Cheikh Béthio est resté aphone. Pas la moindre déclaration.
Contrairement à l’année dernière, il n’y a pas eu de célébration de mariages. En lieu et place de cela, une famille de nationalité guinéenne a fait le déplacement à Médinatou Salam pour se convertir à l’Islam et devenir disciple du Cheikh.
La somme récoltée par les talibés, cette année, n’a pas été communiquée à la presse.


LES  THIANTACONES A KEUR SAMBA LAOBE : Cheikh Béthio reprend son  "Doukatt danse"

67 ans après leur rencontre avec Serigne Saliou Mbacké, Cheikh Béthio commémore cette date historique du 17 avril 1946. L’édition de cette année a vu la participation du chef de Cabinet du ministre d’Etat Karim Wade et du député libéral de Mbour, Omar Sy. Une occasion saisie par le guide des «Thiantacones» pour montrer au peuple qu’il est bien portant, sans oublier d’exécuter ses fameux pas de "Doukatt danse", servis aux talibés.

C’est vers 9 heures que le guide des "Thiantacones" est venu s’installé dans une des salles d’accueil de sa grande maison sise à Keur Samba Laobé, un village situé à 2 km de Mbour, nouveau fief des Thiantacones. Avec un nombre de quatre milles logements, ces terres offertes à Cheikh Béthio Thioune sont destinées à ses talibés. Ce lieu sert d’espace, chaque année, pour commémorer la rencontre entre le Cheikh et son guide spirituel, Serigne Saliou Mbacké. L’édition 2010 a coïncidé avec une longue absence de Béthio Thioune, due à une maladie qui a donné lieu à une vive rumeur.
Dès la matinée; le Cheikh est arrivé dans la salle d’accueil. Une salle qui compte quelques canapés pour les invités, éclairée par des lampes installées au-dessus, surplombant des photos de son guide, le défunt marabout Serigne Saliou Mbacké. Une foule de talibés était en place pour assouvir sa nostalgie, du fait de sa longue absence du cheikh.

Cheikh Béthio, s’adressant à ces talibés, est revenu sur les événements qui se sont déroulés durant ces derniers mois. Ainsi, parlant de l’incident qui s’est produit entre "Baye Fall" et "Thiantacones", le guide de ces derniers rappelle qu’il passait souvent chez le khalife des Baye Fall. Il poursuit et indique qu’à chaque fois qu’il effectue une Ziarra à Touba, il passe voir Cheikh Dieumb Fall. D’ailleurs, Cheikh Béthio renseigne que sa première voiture portait le nom du fondateur du "Bayfalisme".

Le "Doukatt" du Cheikh

Le soir, vers une heure du matin, Cheikh Béthio Thioune a fait son apparition sous la tente pour les besoins de la cérémonie. Le guide des "Thiantacones" était vêtu en blanc, une écharpe nouée autour de son cou. Auparavant, les chanteurs des différents Kourels (regroupement de talibés) s’égosillaient à tue-tête. Et les talibés du Cheikh ne pouvaient cacher leur joie, après tant de mois sans voir leur guide. Ces jeunes se reconnaissaient par leur apparition à travers les écrans de télé ou certaines cérémonies. Apparemment, Cheikh Béthio est bien portant, après une période de convalescence. Seulement, il a perdu du poids.

Tout d’un coup, le chanteur Mohamed Niang, à travers les louanges qu’il faisait au Cheikh, a fini par l’invité à la danse. Et le guide des "Thiantacones" se lève de son siège pour esquisser des pas de "Doukatt". Et la foule venue assister au "Thiant" de l’accompagner dans ces pas de danse. Il s’en suivit la ronde des "Sokhnas" du cheikh (épouses : Ndlr). Elles font un tour, puis reviennent gagner leur place à côté de leur époux de Cheikh. Pendant plus de trois quarts d’heure, le guide de "Thiantacones" ne s’est pas assis ; il est resté debout et ne pouvait résister au rythme imprimé par ses talibés.

Une pluie de 5000 francs tombe sur Ibrahima Diagne

Après le passage de deux de ses condisciples de talibé, le président du «Kourel» des Thiantas de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis prend le relai. Ibrahima Diagne, de son nom, sert du bon son aux talibés venus nombreux à la commémoration. Et pour le remercier, non seulement Cheikh Béthio a fait quelques pas de "Doukatt", mais il a également sort de sa poche un billet. Au regard de tous, c’est la somme de 5.000 FCfa qu’il a donnée à son chargé de communication. Et les autres talibés qui faisaient partis de la délégation se levèrent pour lui offrir des billets. La fête fut belle


Alité, Cheikh Béthio rassure ses disciples.


Lundi, les abords de la Grande mosquée de Touba étaient encore praticables.

Les musulmans de la confrérie mouride se sont retrouvés ce mercredi 3 février 2010, à Touba pour leur pèlerinage annuel : le Magal. Les pèlerins se pressent depuis mardi dans la ville sainte. Une foule dense, qui vient prier, se recueillir dans les mausolées du mouridisme et partager des repas de fête.

Les abords de la grande mosquée de Touba étaient encore praticables lundi 1er février 2010. Depuis mardi une foule dense est là en permanence. De longues files d’attente se sont constituées le long des grilles de la mosquée, pour accéder aux mausolées. Les cars-rapides, bus et autres Ndiaga-Ndiaye qui remontaient à vide la route de Diourbel, vers Dakar, ont maintenant déversé leur flot de pèlerins sur la ville sainte pour le « Grand Magal 2010 ».

Les nouveaux venus se sont installés dans les cours des maisons, sur les terrasses, dans les salons. Les femmes portent avec élégance de légers voiles colorés ou brillants. Des cadres ont troqué l’habit de ville pour la tenue traditionnelle. Les couloirs des habitations résonnent des voix des adultes et des cris des enfants. Chez des voisins, un chœur entonne des khassaïdes, des poèmes chantés.

La rue est un territoire que se disputent piétons, bus, voitures déglinguées et taxis-charrettes. La foule et les véhicules soulèvent un brouillard de poussière dans lequel les rayons des phares s’adoucissent à la tombée de la nuit. Ville Sainte. Lumières irréelles

Un vœu du fondateur

Ce rassemblement du Magal, a été voulu par le fondateur de la confrérie lui-même, Cheikh Ahmadou Bamba, que les Mourides surnomment Serigne Touba (le marabout de Touba). Contraint à l’exil au Gabon par les colonisateurs français en 1895, Cheikh Ahmadou Bamba perçoit cette décision comme une volonté divine. Il demande à ses proches que le jour de son départ en exil, qui correspond au 18e jour du mois lunaire de safar soit célébré.

Dès mardi dans la journée, la foule des pèlerins a envahi les rues de la ville sainte.

« C’est Cheikh Ahmadou Bamba qui a recommandé à ceux qui étaient présents à ses côtés de célébrer le jour du Magal, expliquait la semaine dernière au micro de RFI le Khalife général des mourides, Serigne Bara Mbacké. Parmi eux, il y avait ses fils : cheikh Mustapha, le premier Khalife et Muhamadou Falilou Mbacké, le deuxième khalife. Il leur a demandé, chaque fois que ce jour arriverait, d’être présents à Touba, qu’ils offrent des réjouissances, qu’ils récitent le Coran et les khassaïdes, parce que la gloire qu’Allah lui a donnée, il l’a eue ce jour là… »

Désormais, le jour du Magal, les Mourides viennent prier à Touba, se recueillir sur les tombes de Cheikh Ahmadou Bamba et de ses fils, mais aussi partager la nourriture préparée pour l’occasion, selon le vœu de « Serigne Touba ». Beaucoup en profitent pour rendre visite à leur guide spirituel, leur « marabout », très souvent un descendant du fondateur de la confrérie.

Piles de matelas

Des piles de matelas en mousse sont visibles un peu partout en ville. Les commerçants ont eux aussi préparé leur Magal.

Des centaines de milliers de personnes sont attendues pour ce Magal. Les commerçants cette année encore ont flairé la bonne affaire. Venus de Dakar et d’ailleurs, ils ont envahi les rues qui conduisent à la grande mosquée. Ici, un homme propose des paires de chaussettes, pour pouvoir fouler sans chaussures le sol des sites religieux. Là, un commerçant vend des photographies à l’effigie des différents khalifes du mouridisme.

Au fil de la rue, on trouve lunettes de soleil, livres religieux, sous-vêtements et gris-gris. Un commerçant dit qu’il est Guinéen, et qu’il est venu spécialement de Labbé commercialiser son miel. Un Malien est venu vendre des djellabas blanches qu’il tend contre lui pour mieux les montrer.

Mais le produit le plus visible pendant ce Magal, c’est le matelas de mousse. Des piles de matelas qu’on trouve à intervalles réguliers sur la route qui conduit à la grande mosquée. « Ici, on vend beaucoup de matelas. Et franchement, après le Magal on pourra aller se coucher : on aura beaucoup de sous, explique un commerçant venu de Dakar. Parce qu’il y a beaucoup de monde qui doit venir ici. Or, si les gens viennent ici et qu’ils ne trouvent pas à se coucher, ils vont acheter des matelas. Les gens qui sont ici, eux aussi ils achètent des matelas pour leurs frères, leurs amis qui sont venus fêter le Magal. »

Service d’ordre

Pour que l’afflux de pèlerins ne porte pas préjudice au respect des règles de la cité sainte, la communauté mouride s’est dotée d’un service d’ordre, lee « Dahiratou Safinatoul Amane ». Il est chargé de rechercher, dans Touba, les produits déclarés illicites par la hiérarchie religieuse.

Magathe Sow est l’un de ses membres, il dresse le catalogue de ces produits traqués : « La cigarette, la drogue, le football, les jeux vidéos et les cassettes pornographiques… C’est interdit à Touba ! Les mannequins pour exposer les habits sont eux aussi interdits à Touba ! Notre travail, c’est de descendre sur le terrain pour traquer les malfaiteurs et les déposer à la gendarmerie ou à la police. »

Le « Dahiratou Safinatoul Amane » revendique 445 membres, des bénévoles. Le concours des chefs de quartier est également requis pour dénoncer les fraudeurs entrés dans la ville sainte. Des cigarettes et des pantalons jugés inadaptés à Touba ont été saisis depuis le week-end dernier.


Magal de Touba: 17 morts et des dizaines de blessés en 2 jours

La route a encore tué. En plus des 4 morts enregistrés, 13 personnes sont venues s’ajouter à la liste macabre ce lundi.
Selon nos confrères de la RFM, un accident d’une rare violence a fait 11 morts sur le coup et 2 autres blessés graves qui ont succombés à leurs blessures. Un bus en provenance de Touba et un car Ndiaga Ndiaye qui se rendait à Touba rempli de pèlerins sont entrés en collision.
Beaucoup de blessés aussi ont été notés. Selon le major Mamadou Guissé, des Urgences chirurgicales de Kaolack qui s’exprimait au micro de nos confrères, sa structure a reçu « globalement 37 blessés parmi lesquels on compte 6 à 7 fracturés de fémur, 2 à 3 de jambes et 2 de poignet. Il faut noter aussi d’autres qui sont victimes de traumatismes crâniens et qui sont hospitalisés au niveau de la réanimation. Ils sont 3 et leur cas est alarmant ».
Ces accidents interpellent les chauffeurs à plus de prudence comme l’a demandé le porte-parole de la Gendarmerie, Daouda Diop.

Le Cheikh Béthio Thioune à Touba avec une canne

Ceux qui doutaient de la présence du Cheikh Bethio Thioune au Magal de Touba 2010 devraient déchanter.
Longtemps absent du territoire pour des raisons de santé selon certains et en tournée pour d’autres, le Cheikh est bel et bien de retour au Sénégal, notamment à Touba pour les besoins du Magal.
Il a, ainsi, été reçu par le grand marabout de Touba, Serigne Mouhamadou Bara Mbacké.
Mais sa rencontre n’a pas mis beaucoup de temps. Selon nos confrères de Walf Grand Place, ce tête à tête a pris moins de 30 minutes.

Le Cheikh est peut-être fatigué par sa longue tournée européenne comme l’ont avancé, ces derniers temps, certains de ses collaborateurs. Mais aussi, cela pourrait être lié à son état de santé. A en croire nos confrères, en plus d’être accompagné de son médecin cardiologue, il marchait à Touba, en allant chez Serigne Mouhamadou Bara Mbacké, avec une canne.

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