Balla Gaye a passé la journée d’hier chez le promoteur Gaston Mbengue. Il y était avec des membres de son staff, son père et manager Double Less, et Manga 2. Le «Lion» de Guédiawaye revient ici sur les raisons qui l’ont poussé à refuser, puis accepter le combat du 1er août face à Baboye. Il jette aussi un regard sur sa victoire sur Modou Lô. Entretien…

Balla Gaye, hier, après la signature du contrat du combat contre Balla Bèye 2, vous avez désavoué votre père sur la radio Rfm. Est-ce que tout est rentré dans l’ordre ?

Je précise d’abord qu’il n’a été nullement question de désavouer mon père. Je me rendais en ville et, à ma grande surprise, j’ai entendu l’info à la radio. Subitement, j’ai eu une réaction épidermique. J’ai tenté de joindre mon père, mais son portable était éteint. Alors, j’ai cru que c’était une fausse alerte. Ce n’est que ce matin que mon père m’a appelé pour me dire qu’il allait rendre l’avance dès l’instant que je refusais de cautionner sa signature. Je lui ai fait comprendre que c’était lié à un problème de communication. Et d’un commun accord, nous avons décidé de nous rendre chez Gaston Mbengue, en présence de père Balla Gaye 1, Manga 2, Moussa Ndiaye, Thierno et mon staff. Nous avons discuté autour d’un bon plat de riz au poulet et tout est rentré dans l’ordre.

Est-ce à dire que vous avez alors accepté ce combat ou cette signature à contrecœur ?

Non ! Pas du tout. Jamais je n’irais à l’encontre de mon père. D’ailleurs, il m’a tellement soutenu lors de mon dernier combat face à Modou Lô… (il ne termine pas sa phrase). Il est mon père et il le restera à jamais. J’ai commis une erreur et je demande pardon à tout le monde. Je ne suis qu’un jeune lutteur qui vient d’entamer sa carrière. Mon principal souci est d’aider mes parents, les mettre à l’aise, et surtout de couver ma petite famille.

Selon certaines informations, vous refuseriez de lutter à 50 millions parce qu’on vous aurez proposé plus. Qu’en est-il ?

Ce n’est pas une question d’argent ou de cachet. Je sais qu’à l’avenir, je gagnerai plus et qu’il y a d’autres combats devant moi. Le plus important, à mes yeux, aujourd’hui, est d’en découdre avec mon adversaire. Ce combat face à Balla Bèye, je ne l’ai pas voulu pour de l’argent, mais c’est pour solder quelques comptes. Car, je suis un lutteur prêt à descendre dans l’arène.

Vous allez rencontrer un autre fils de Pikine, Balla Bèye 2 ?

Ça n’a aucune importance. Pikine est le père de Guédiawaye. Je ne fais pas de discernement entre les gens de Pikine et ceux de Guédiawaye. Nous sommes de la banlieue et nous sommes des Sénégalais. L’essentiel est de véhiculer une bonne image de notre banlieue. Nous devons montrer qu’il y a des self-made-men qui sont prêts à travailler durement pour réussir et c’est le plus important. Balla Bèye habite Pikine et il a une maison à Guédiawaye. Demain, je peux avoir une maison à Pikine. Le plus important, c’est d’être des exemples pour cette jeunesse de la banlieue. Ce n’est qu’un combat de lutte et rien d’autre. Baboye est mon grand-frère que je respecte beaucoup.

Pourtant, il était question pour vous de continuer à savourer votre victoire sur Modou Lô pour un moment ?

Je suis en train de savourer ma victoire comme vous le voyez. Mais je tiens à préciser aussi que je suis un jeune lutteur. Je n’ai donc même pas le temps de me reposer. En quittant Hann-Maristes, je vais aux entraînements, donc je me prépare en conséquence, dans la mesure où la lutte est mon gagne-pain. Je ne suis ni au repos, encore moins en congé. Je dois aller retrouver père Balla Gaye qui ne se lasse jamais de me faire suer.

Peut-on savoir aujourd’hui quelle est votre victoire la plus précieuse sur les 15 obtenues ?

(Rires) ! Celle de dimanche dernier face à Modou Lô, pour plusieurs raisons. D’abord, c’était un combat à multiples enjeux pour nous deux, en plus, ma femme a accouché la nuit du Maouloud. Raison pour laquelle j’ai donné à mon fils le nom de Mohamed, l’envoyé de Dieu. Donc cette victoire me remplit d’une immense joie. Je profite d’ailleurs de cette occasion pour lancer un grand appel à mon ami et frère Modou Lô afin qu’il honore de sa présence le combat des anciennes gloires, dimanche, à Iba Mar Diop. J’y serai et je l’invite aussi à être présent pour le parrain, mais aussi pour nos pères qui sont en train de nous donner un très bel exemple d’union. Aujourd’hui, je pense qu’il est temps qu’on ouvre les yeux afin d’harmoniser nos positions dans l’intérêt de la lutte. Nous sommes des adversaires, mais aussi des frères d’une même corporation. Rien ne doit nous diviser car la lutte doit nous unir et dans le bon sens. Même si chacun cherche à battre son adversaire.

Quand est-ce qu’aura lieu le ‘Deloo njukel’ aux supporters qu’on annonce ?

Je laisse à mes responsables d’écurie le soin de choisir la date qui leur conviendra. Car il est très normal que je rende la monnaie à mes parents et à tous mes supporters et je compte en faire une très grande fête.

Votre père soutient que votre jeune frère, Sa-Thiès, est plus doué que vous techniquement. Vous confirmez ?

S’il le dit, c’est vrai. Car je n’ai pas eu la chance de suivre mon père. Mais je sais que mon jeune frère, Sa-Thiès, est un grand lutteur. Je lui demanderai juste de parier sur son pourcentage en organisant un combat avec Sa-Thiès. Il sera l’entraîneur de Sa-Thiès et moi je serai entraîné par père Balla Gaye. Quant à vous la presse, vous ferez office d’arbitre.

Balla Gaye 2 donne son accord après avoir discuté avec son père

Tout est finalement rentré dans l’ordre au sein de l’encadrement de Balla Gaye 2. Hier, il s’est rendu chez Gaston Mbengue pour avaliser le contrat signé par son manager de père, pour le combat du 1er août face à Baboye.

Vingt-quatre heures après la signature du contrat du combat de lutte entre Balla Bèye 2 et Balla Gaye 2, l’imbroglio qui s’était installé au sein du camp du pensionnaire de l’Ecole de lutte Balla Gaye a été dénoué. Balla Gaye 2, qui avait refusé dans un premier temps de cautionner la signature du contrat, jeudi, par son père et non moins manager, Double Less, est revenu sur sa décision.

Hier après-midi, accompagné de son père, Double Less, de son entraîneur, Balla Gaye, du président de l’Ecole de lutte, Moussa Ndiaye, de son ami intime, Thierno Ndiaye, ainsi que du président des anciennes gloires, Manga 2, Balla Gaye 2 s’est rendu chez le promoteur, Gaston Mbengue, à Hann-Maristes, aux fins d’arrondir les angles. Le «Lion» de Guédiawaye a donné son aval pour la tenue de ce face-à-face avec Balla Bèye 2, comme prévu, le 1er août prochain.

Ce revirement de Balla Gaye 2 est intervenu à la suite d’une discussion qu’il a eue avec son père. Une entrevue qui leur a permis d’accorder leurs violons. Cela, au grand bonheur de Gaston Mbengue qui a misé une enveloppe de 100 millions de francs Cfa sur ce combat. Le promoteur a payé 50 millions de francs Cfa à chacun des deux lutteurs, 30 millions représentant le sponsoring et les 20 millions le cachet. En attendant de régulariser le contrat auprès du Comité national de gestion de lutte (Cng), lundi prochain, il a déjà donné une avance de 10 millions de francs Cfa à chacun des deux managers, avant-hier.

Très satisfait de l’issue heureuse de cette mésentente entre Balla Guèye 2 et son père, Double Less, qui a failli remettre en cause la tenue du combat, Gaston Mbengue n’a pas manqué de remercier Manga 2 pour son implication. Surtout, le rôle prépondérant qu’il a joué pour sauver la situation. Pour sa part, Manga 2 a invité Balla Gaye 2 et son père à régler dorénavant leurs divergences autrement que sur la place publique.

About these ads