La vidéo de 15 minutes d’ébats intimes des filles à Yoff Tonghor n’en finit pas de révéler ses secrets. De scandale en scandale, elle livre peu à peu sa véritable trame. Les remous suscités par la vidéo des jeunes filles de Grand-Yoff déchaînent les commentaires les plus effarants où le faux le dispute âprement au vrai. Dans les ruelles serpentines du populeux quartier de Grand-Yoff, l’effigie de Anna, actrice principale de la séquence vidéo incriminée, achève de se consumer. Ceci depuis le mercredi 16 mai, jour où la vidéo a commencé à être transférée dans les téléphones portables par Bluetooth.

Alors qu’elle se rendait au marché de Grand-Yoff, elle tombe pile sur deux hommes qui s’échangeaient la vidéo avec des yeux lubriques et des commentaires salaces. Aïcha Dème, vendeuse de mangues sur le trottoir du marché, raconte la scène : «Elle a tiqué quand elle a su que c’était la vidéo que ces hommes se passaient. Elle a aussitôt regimbé et a interpellé les deux hommes pour qu’ils suppriment le film, mais ils se sont mis à la traiter de tous les noms d’oiseaux. C’est là qu’elle a craqué. Elle a pleuré à chaudes larmes et est rentrée sans même finir ses achats.» Pour Anna, l’enfer commence. Et dans sa maison, c’est déjà le purgatoire. Une voisine chuchote : «Elle a été co­pieusement rouée de coups par son grand-frère.

Finalement, elle a été acheminée en Guinée parce que sa famille a des parents là-bas.»

Le cauchemar de Anna et de ses copines a débuté il y a un mois, quand avec ses amies, elle a décidé après leurs cours dans une école de formation en couture de passer quelques instants de folie dans une piaule à Yoff Tonghor. Après de longs moments de délire con­tre-nature, elles se sont partagé les vidéos avec la consigne de ne jamais rien laisser filtrer. La vidéo soigneusement cachée dans un recoin du portable de l’une des filles y sera découverte après une erreur qu’on peut qualifier de monumentale. Daba Diène, une camarade affirme crânement :

«Les gens parlent à tort d’un petit ami frustré qui aurait lâché la vidéo dans la nature, mais ce n’est pas le cas. S’il y a eu fuite, c’est parce que le portable de la fille a été prêté et cette vidéo était demeurée oubliée dans un fichier. C’est ainsi que les choses se sont propagées.»

Le carambolage des conséquences devient insupportable. Déjà dans leur école, elles paient cash leur comportement. Dans la vidéo où Anna s’est illustrée avec ses amies les blouses de l’établissement où elles sont en formation y sont clairement exhibées à la fin des ébats sexuels. Quand la vidéo a commencé à faire le buzz, la direction de l’établissement n’a pas hésité à les renvoyer.

A Grand-Yoff, la famille de Anna est dans la tourmente. Celles de ses copines aussi n’en mènent pas large.

source: Xamle.net

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