Le piratage du compte Twitter de l’agence AP fait chuter Wall Street

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Wall Street à New York.

C’est un piratage qui a eu des conséquences plutôt inattendues. Des hackers sont parvenus, mardi 23 avril 2013, à faire plonger Wall Street après la publication d’un faux tweet sur le compte de l’agence de presse américaine AP. En annonçant un double attentat à la Maison Blanche, des pirates du Net ont crée un vent de panique sur les marchés.
 

Mardi après-midi, la panique s’est emparée des médias et des marchés financiers américains. Aux alentours de 13h, heure locale (17h temps universel), l’agence de presse AP publie un tweet choc évoquant deux explosions à la Maison Blanche et un président Obama blessé. Très vite, les faits se révèlent être faux. La Maison Blanche est intacte. C’est la consternation dans la salle de presse.

Quelques minutes après, AP annonce officiellement avoir été piratée. La chef du bureau de l’agence à la Maison Blanche, Julie Pace, prend la parole dès le début du point presse quotidien du porte-parole du président pour préciser que « tout ce qui a été envoyé sur quelque incident que ce soit est faux ». La Maison Blanche est tout de même obligée de spécifier que Barack Obama va bien et ce dernier le prouve quelques instants plus tard lors d’une apparition publique.

Wall Street dans le rouge

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais l’emballement sur la Toile a été plus rapide que l’annonce d’AP. Le message a été reçu par presque deux millions d’utilisateurs et en l’espace de quelques secondes, il a été retweeté des centaines de fois. La panique s’est propagée et a envahi les marchés boursiers américains.

Immédiatement, le Dow Jones a perdu 130 points avant de se redresser rapidement alors que l’indice S&P 500 a enregistré une perte de plus de 130 milliards de dollars. Les trois minutes qui ont suivi le piratage ont fait vivre un véritable chaos aux traders. L’agence AP a depuis suspendu son comte jusqu’à nouvel ordre et plusieurs enquêtes ont été ouvertes par le FBI et par la commission américaine des opérations boursières.

Des hackers syriens aux commandes

Une attaque revendiquée sur Twitter par des pirates syriens favorables au président contesté Bachar el-Assad. L’Armée syrienne électronique (ASE) n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai. Elle a déjà piraté plusieurs médias ces derniers mois. Elle s’en était prise à l’Agence française AFP en février 2013 en publiant plusieurs photos et documents sur son compte Twitter. C’est aussi sur ce réseau social que les militants de l’ASE s’en étaient pris aux chaines de télévision Sky News Arabia, Al-Jazeera et plus récemment à deux programmes de CBS.

Pour les services de renseignements américains, le piratage informatique a supplanté le risque terroriste dans la hiérarchie des menaces auxquelles sont confrontés les Etats-Unis. Les faiblesses de Twitter sont particulièrement montrées du doigt. Les experts de sécurité informatique poussent depuis plusieurs années la compagnie à revoir son système d’authentification en instaurant plusieurs niveaux de contrôle. De son côté, la firme n’a pas souhaité commenter ces derniers incidents.

 
Source Rfi

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