Tireur de Paris : le suspect #Abdelhakim #Dekhar en garde à vue, des lettres retrouvées


Tireur de Paris : le suspect #Abdelhakim #Dekhar en garde à vue, des lettres retrouvées

Les analyses ADN ont parlé : l’homme en garde à vue depuis mercredi 20 novembre au soir est bien le tireur du quotidien Libération et de la Défense. Il se nomme Abdelhakim Dekhar, un homme déjà condamné en 1998 dans l’affaire Rey-Maupin.

Devant le siège de la police judiciaire, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a salué « l’arrestation de M. Abdelhakim Dekhar en fin d’après-midi », précisant que « tous les faits aujourd’hui démontrent son implication » et qu’il faudra « connaître le parcours de cet individu » pour ensuite « connaître toutes ses motivations ».
Il a ajouté, jeudi sur RTL, que les enquêteurs auraient découvert des écrits du tireur :

« Il semblerait qu’il y ait un ou des courriers. C’est à la justice de donner progressivement tous ces éléments, pour non seulement comprendre ce qui s’est passé mais surtout connaître les motivations de cet individu ».

« Ce sont des écrits assez confus qui expliqueraient ce pseudo-geste », a précisé une source proche du dossier citée par l’AFP, ajoutant que rien ne permettait « à ce stade » d’établir que le tireur présumé a agi par « motivation politique ».

Lire son portrait Dekhar : un « homme énigmatique », déjà condamné dans l’affaire Rey-Maupin

ÉTAT DE « SEMI-INCONSCIENCE »

Abdelhakim Dekhar n’était en effet pas en mesure d’être entendu et a été transféré dans un hôpital dans le cadre d’une garde à vue médicalisée. Selon des sources proches de l’enquête, au moment de son arrestation, l’homme se trouvait dans un état de « semi-inconscience, sans doute suite à la prise de médicaments qui peut laisser penser à une tentative de suicide ».

Il a été repéré vers 19 heures dans un véhicule stationné dans un parking souterrain de Bois-Colombes, dans la banlieue nord-ouest de Paris. Il a été localisé grâce au témoignage d’une personne qui l’hébergeait « de temps en temps ». Cet homme aurait nommément désigné Abdelhakim Dekhar, qui « lui aurait confié, en évoquant l’affaire du tireur, ‘j’ai fait une connerie' », selon une source proche de l’enquête.

Grâce à l’exploitation des images de vidéosurveillance, les policiers étaient parvenus à le suivre et avaient la conviction qu’il était à Courbevoie ou dans les environs, a précisé le patron de la police judiciaire.

Lire le décryptage Traque du tireur : le réseau de vidéosurveillance à l’épreuve

UN REVENANT DE L’AFFAIRE DES TUEURS DE LA NATION

Le tireur était apparu armé d’un fusil de chasse à canon scié dans les locaux de BFM-TV, vendredi, puis au siège de Libération, lundi, où il a fait feu sur un photographe de 23 ans, grièvement blessé au thorax et à l’abdomen, qui est sorti de son coma artificiel mercredi. Il avait ensuite tiré contre un siège de la Société générale à la Défense. Des tests d’ADN avaient déjà confirmé l’hypothèse d’un auteur unique pour ces différentes affaires.

En 1998, Abdelhakim Dekhar avait été condamné à quatre ans de prison dans l’affaire Rey-Maupin. Il avait été reconnu coupable d’association de malfaiteurs, pour avoir acheté le fusil à pompe ayant servi à l’équipée sanglante du jeune couple, qui avait fait cinq morts, dont trois policiers, le 4 octobre 1994 à Paris.

Sa condamnation remonte à une date antérieure à la mise en place du fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), ce qui expliquerait que les policiers n’aient pas pu identifier les empreintes découvertes.

Sur l’affaire Rey-Maupin, lire l’article d’archive publié en 1995 : Les tueurs de la Nation

« SOULAGEMENT » À LIBÉRATION

Nicolas Demorand, le directeur de publication de Libération a réagi jeudi matin :

« C’est un soulagement immense qu’un homme extrêmement dangereux ne soit plus en circulation dans les rues de Paris. Sur le plan de la sécurité collective, c’est une très bonne chose ».
Quant à Philippe Antoine, le rédacteur en chef de la chaîne qui avait été menacé par le tireur présumé le 15 novembre, n’avait pas couvert le procès des tueurs de la Nation en 1998, a précisé au Monde Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFM.

« Il était là le soir de la fusillade sur la place de la Nation, en tant que jeune reporter pour RTL, mais il n’a pas suivi ensuite le procès de Florence Rey et Dekhar. J’ai parlé avec lui hier soir. Il ne se souvenait pas de l’existence de Dekhar. Aujourd’hui, il souffle un peu, jusqu’à lundi, et ne souhaite plus parler de l’affaire pour l’instant.

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